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LA FRANÇAISE DU SIÈCLE,bouts, de tulipes, de roses, de lilas, de muguets oude fines guirlandes de liserons.
Dans les journées d’été, les mondaines adop-taient les robes de barège à disposition, ou des robesplus simples en perkale, jaconas et brillantine àfond blanc avec grands dessins perses. Les petitesfemmes, qui craignaient de disparaître sous l’am-pleur des jupes garnies de trois volants, ne portaientqu’un seul volant à tête terminant la jupe. On voyaitde fraîches robes de mousselines de coton, fond roseà dessins blancs, des canezous blancs avec juponsde taffetas, des redingotes de piqué blanc, des châlesde crêpe de Chine fond blanc ou de couleur, brodésde dessins de toutes nuances d’une très granderichesse, représentant des pagodes habitées, desoiseaux fantastiques, des semés de fleurs, toute laprofusion d’ornements décoratifs du Céleste Empire.Comme châles simples, les dames jetaient sur leursépaules de larges tulles blancs, imitant la dentellede Valenciennes, la dentelle ou la guipure ou biendes châles de taffetas noir à bordures brochées depalmes, rappelant les broderies turques et les cache-mires à broderies de soie.
Les robes de bal défrayaient principalementl’imagination des couturières. Ces robes étaient trèsamples et garnies du bas, de manière à leur fairedécrire un très grand cercle ; ce que l’on supprimaitsur le haut se reportait sur le bas, aussi les robes