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La française du siècle : modes - moeurs - usages / par Octave Uzanne ; illustrations a l'aquarelle de Albert Lynch ; gravées a l'eau-forte en couleurs par Eugène Gaujean
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LA VIE MONDAINE EN 1850. 225

ornées de volants en dentelle étaient garnies aubas de trois ou quatre bouillonnes de tulle, et lesvolants se posaient au-dessus ; toutes les garnituresétaient disposées de manière à faire évaser les jupes.Pour les demi-toilettes, les corsages décolletés surle devant en carré devenaient généralement fortprisés des élégantes ; ces corsages se prêtaient àbeaucoup dornements : dentelle, blonde, bouil-lonnés de tulles froncés, rubans, passementeries etle reste. Une gravure nous en représente un dedamas gris perle, dont le devant était orné de bouil-lonnés de tulle, traversés chacun par un ruban quivenait se nouer au milieu ; le tour de la robe étaitorné dune blonde encadrant le devant du corsage,surmonté, auprès du décolletage, dun bouillonnéde tulle ; les manches étaient bordées de deux rangsde blonde et garnies des mêmes bouillonnés quaucorsage. Les journaux de modes, rien que pour1850, donnent plus de 1,800 modèles de robes debal différentes. Les sorties de bal doublées de four-rure ou de soie piquée et bordées de fourrures étaientalors très employées.

Les coiffures à la Marie Stuart rivalisaient avecles coiffures à la Valois, adoptées par les joliesfemmes qui faisaient partie de cette école des tapa-geuses dont nous parlions plus haut. Dans la coiffureà la Valois, les cheveux se relevaient comme pourla coiffure à la chinoise ; ils se retroussaient en