LA VIE MONDAINE EN 1850. 225
ornées de volants en dentelle étaient garnies aubas de trois ou quatre bouillonnes de tulle, et lesvolants se posaient au-dessus ; toutes les garnituresétaient disposées de manière à faire évaser les jupes.Pour les demi-toilettes, les corsages décolletés surle devant en carré devenaient généralement fortprisés des élégantes ; ces corsages se prêtaient àbeaucoup d’ornements : dentelle, blonde, bouil-lonnés de tulles froncés, rubans, passementeries etle reste. Une gravure nous en représente un dedamas gris perle, dont le devant était orné de bouil-lonnés de tulle, traversés chacun par un ruban quivenait se nouer au milieu ; le tour de la robe étaitorné d’une blonde encadrant le devant du corsage,surmonté, auprès du décolletage, d’un bouillonnéde tulle ; les manches étaient bordées de deux rangsde blonde et garnies des mêmes bouillonnés qu’aucorsage. — Les journaux de modes, rien que pour1850, donnent plus de 1,800 modèles de robes debal différentes. Les sorties de bal doublées de four-rure ou de soie piquée et bordées de fourrures étaientalors très employées.
Les coiffures à la Marie Stuart rivalisaient avecles coiffures à la Valois, adoptées par les joliesfemmes qui faisaient partie de cette école des tapa-geuses dont nous parlions plus haut. Dans la coiffureà la Valois, les cheveux se relevaient comme pourla coiffure à la chinoise ; ils se retroussaient en