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La française du siècle : modes - moeurs - usages / par Octave Uzanne ; illustrations a l'aquarelle de Albert Lynch ; gravées a l'eau-forte en couleurs par Eugène Gaujean
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LA FRANÇAISE DU SIÈCLE.

bourrelets tout autour du front. Partout on voyaitdes guirlandes de fleurs mélangées de blonde se mê-ler aux cheveux. Il existait, d’après M. Challamel,plusieurs genres de coiffure : la coiffure Druidiquese composait de chêne vert ; la coiffure Néréidecomprenait toutes les fleurs aimées des naïades; lacoiffure Léda était en petites plumes d’oiseau deBarbarie ; la coiffure Proserpine se faisait avec desfleurs des champs, rappelant ainsi Proserpine avantson enlèvement ; la coiffure Cérès montrait les attri-buts ordinaires de la bonne Déesse.

Comme bijoux, on portait de grandes chaînesde grosses perles, sans fermoir, qui, après avoir faitle tour du cou, venaient retomber à la hauteur de laceinture; puis des bracelets en marcassite, en émail,en diamants, en camées; enfin, pour relever la blan-cheur du cou, on s’attachait des colliers de veloursde la largeur de deux doigts. Beaucoup de bijouxétaient en émail vert, en émail or et perles, en bleuargent oxydé. — Les épingles des bonnets, lesbroches, avaient des pendants de perles ou de dia-mants. Comme la vogue des manches Pagodes étaitrevenue, on avait pris l’habitude des brassards envelours ou en rubans, dont les choux et les nœudscachaient entièrement le poignet. — Après cettepénible nomenclature de chiffons divers, respironsenfin et passons outre.