LA VIE MONDAINE EN 1850. 227
Parmi les fashionables et les mondaines, oncitait M mcs Wolowska, la comtesse de Villars,M mcs Eugène Scribe, Victor Hugo, Anicet Bour-geois, Paillet, Achille Fould, la comtesse Le Mar-rois, la comtesse de Vergennes, la marquise de LasMarismas, M mos de Grussol, de Vogué, de La Roche-foucauld, de Caraman, Decazes, de Villeneuve,enfin la plupart des futures grandes dames qui bril-lèrent sous le second Empire.
En cette heureuse année 1850, sur laquelle nousvenons de jeter si subrepticement un simple cligne-ment d’œil, rien ne troublait la sérénité publique ;on pouvait se livrer au plaisir sans inquiétude d’au-cune sorte, sans crainte du lendemain ; on ne par-lait que de la direction des ballons, des projets deM. Pétin et de la frégate aérienne YEola sur laquelleun Espagnol, M. Montemayor, fondait les plusgrandes espérances. — La Californie et ses minesd’or troublaient aussi beaucoup de.têtes; bien desfemmes songeaient à se rendre à San-Francisco :leur imagination leur faisant voir ce pays nouveaucomme un royaume féerique où elles pourraientnaviguer sur des rivières de diamants ou s’enfouirdans des carrières de pierres précieuses.
L’année 1850 vit disparaître le dernier dilettanteexcentrique qu’on ait vu à Paris, le pauvre Carna-vale. Après lui, on ne vit plus sur nos boulevardsd’originaux autrement vêtus que de noir et mar-