234 LA FRANÇAISE DU SIÈCLE,
comme brandebourgs. Un voile de point d’Alençontombait sur les épaules et était attaché sur la têtepar une petite couronne de fleurs d’oranger; un dia-dème aux merveilleux saphirs, avec le tour de peigne,faisait une coiffure et complétait cette toilette donton fît si grand bruit. — L’Impératrice portait alorsles cheveux relevés sur le front et cette gracieusemanière, qui convenait si bien à son visage, devintau bout de peu de jours la coiffure généralement àla mode; mais il est juste de dire qu’elle seyait fortmal à de très nombreuses physionomies féminines.
Durant les premières années de l’Empire, lamode resta à peu près ce qu’elle était en 1850; lesjupes furent plus bouffantes; on fit des corsages à lgVierge, des corsages Pompadour, des corsagesWatteau avec garnitures de dentelles, de velours,de fleurs, de rubans ruchés, papillonnés, qui étaienttrès gracieux. Les couleurs d’étoffes varièrent à l’in-fini ; il y eut parmi les plus célèbres la nuance Tébaet le jaune aventurin; comme toilettes habillées, onfaisait des robes de moire antique roses ou bleues,avec basques garnies de franges et de dentelles oude plumes blanches ; les tailles s’étaient un peu rac-courcies, mais les costumes féminins demeurèrentencore élégants. Les coiffures capotes, toquets ouchapeaux de paille s’harmonisaient avec l’ensemblede ces toilettes sans trop d’ampleur ni de surcharges ;ôn pensait revenir peu à peu plutôt aux modes du