LES PARISIENNES DU SECOND EMPIRE. 249
la comtesse de Moltke, M mo Bartholoni, la comtessede Pourtalès, la princesse Poniatowska, la mar-quise de Gallifet, la comtesse de Sancy-Parabère,la duchesse de Morny, la vicomtesse Aguado,M m0 de Lima, la baronne de Beyens, M mo Péreire, labaronne Alphonse de Rothschild, M m0 Magnan,M lle Bechwith, la marquise de Canisy, M mc Moul-ton, la comtesse de Mercy-Argenteau, la marquisede Chasseloup-Laubat, M mo Pilié, la comtesse deCastiglione, M mc de Montant, la maréchale Canro-bert, la duchesse de Malakoff, la générale Callier,M me Carter, M m0 Jankowska, la comtesse de Brigodeet M me Carette, pour bien finir?— Que d’autres onpourrait nommer qui n’étaient pas belles selonl’évangile de l’église du beau, mais qui étaient bellesà force d’esprit, comme la princesse de Metter-nich !
« Avec de telles femmes, les fêtes de la Cour etles fêtes mondaines étaient magiques. On ne s’éton-nait pas d’entendre dire : « l’Empire s’amuse. »Pourquoi pas? — On ne se contentait pas des balsdes Tuileries où tout le monde officiel avait droitd’entrée; on imaginait chez l’Impératrice, chez lesDames d’honneur, chez quelques ministres, des plai-sirs nouveaux, mais surtout les bals costumés avecle loup pour les femmes. Moi-même, à cette épo-que, dit M. Houssaye, n’ai-je pas donné dans cesfolies plus ou moins innocentes par mes redoutes
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