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La française du siècle : modes - moeurs - usages / par Octave Uzanne ; illustrations a l'aquarelle de Albert Lynch ; gravées a l'eau-forte en couleurs par Eugène Gaujean
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LA FRANÇAISE DU SIÈCLE.

vénitiennes ! On a brûlé les Tuileries, on danseencore à lÉlysée, mais le cotillon est mort.sont-ils, dAiguesvives, Castelbajac, Jaucourt? DeCaux lui-même, qui pirouette encore sur son talonrouge, nentrerait plus dans un cotillon, même si lafauvette Adélina chantait à lorchestre. Oui, oncotillonne encore, mais qui donc conduit le cotillon?Cest que lescadron volant ne vole plus, la comtesseWalewska pleure sa tille; la princesse de Metter-nich, cette Parisienne, est redevenue Viennoise. Onvoit encore passer, dans leurs beautés mûries, lacomtesse de Pourtalès et ses amies; mais combiende figures dans les demi-teintes qui ont rayonné sousle soleil de la Cour ! Le général Fleury ne secontentait pas davoir la meilleure table de lEmpire,il inaugura des fêtes fabuleuses qui rappelaient lan-cienne cour de France sous M m0 de Montespan, sousM me de Pompadour, sous Marie-Antoinette. Il miten scène, à lhôtel dAlbe, les quatre éléments : cenétait pas trop pour recevoir lImpératrice et sonDécaméron. Ce fut un enchantement. Le généralnavait pas permis quune femme mal dessinée etmal étoffée par la nature défigurât ses bals légen-daires. On avait fait comprendre aux petites bour-geoises de la Cour que ce nétait pas leur jour de sedécolleter, si bien que toutes les élues formaient unecompagnie, je ne dirai pas invincible, mais irrésis-tible. Cétait charmant de voir batailler au cotillon,