2S z . LA FRANÇAISE DU SIÈCLE.
fenêtres et Paris se nourrit de principes : la démo-cratie fait danser, mais ne danse pas. »
Nous venons de faire bon accueil à notre con-frère et ami Houssaye, car il est de ceux qui virentl’Empire de la bonne place, aux premiers rangs,dans l’ivresse des succès mondains et dans la forcede [l’age; il fut de tous les cénacles, de tous lesfaouts, de toutes les fêtes intimes ou générales; nulhomme de lettres mieux que lui ne pouvait fairerevivre ses brillants souvenirs d’hier sur cette grandekermesse impériale dont les lendemains furent sisombres que nous en portons tous comme un spleenen l’âme et une blessure au cœur. Il sonne dans sesConfessions la carillonnée des plaisirs d’une époqueoù nous étions encore sur les bancs du collège, etnos souvenances, à nous, seraient trop naïves, tropfragiles, trop aurorales, au vrai sens du mot, pouravoir quelque poids, si nous avions la moindre vel-léité de les appeler ici à notre aide.
Nous avons conservé cependant dans cettechambre noire des réminiscences comme un vagueaperçu des tableaux de ce Paris impérial, où la Courentraînant la ville et la ville aspirant à faire partie dela Cour se confondaient dans un même déploiementde magnificences inouïes ; nous revoyons ces équi-pages de gala dorés, blasonnés, chargés de laquaispoudrés, ces retours du Bois étincelants de richesses,de costumes et de beautés féminines, alors que l’Em-