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Tome VI.
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N° 3.

Femme szekely de Bistritz ; Sieberbiirgen enTransylvanie.

Fiancée villageoise en costume de mariage — manteauen peau de mouton, poil en dedans, très doux. Lesfleurs et arabesques sont des morceaux de drap et desoie de couleur bleue, rouge, verte,‘jaune, soutachéspar des fils d’or, d’argent ou de soie de diverses cou-leurs. Ces travaux sont faits avec goût et par lesfemmes.

La fine chemise blanche est lacée sur la poitrinepar des chaînettes en or et en argent. La ceinture,

du type ancien, est en filigrane d’argent ; fermeturedorée entourée de pierres fines. Cette ceinture a étéportée par l’aïeule. Le large et long tablier est riche-ment brodé en soies de couleur, et porté sur le ju-pon en laine bleue (voir n° 7 qui montre aussi lesbottes de cuir, semblables à celles des hommes, et quimontent assez haut). Le chapeau est en velours noir,orné de verroteries ; derrière pendent de longs ru-bans en soie de différentes couleurs.

Depuis sept siècles que cette colonie est fondée,rien n’a changé dans ce costume, pas un pli, pas unruban, et on continue à ne faire là le mariage qu’unefois par an, le 3 février. Il dure huit jours, et tous sefont en même temps.

LES SLOVAQUES.

Les Slovaques, les représentants les pins nombreux de la race slave sur le territoire hongrois,peuplent toute la région comprise entre le Danube et le Tatra ; ils se rattachent aux Tchèqueset aux Moraves, et constituent avec eux une même province ethnologique.

Les cultivateurs slovaques travaillent une terre qui ne produit pas assez pour les faire vivre.C’est pourquoi on les voit aussi chercher leur gagne-pain à l’étranger. Presque tous ont unespécialité propre à leur village : suivant les traditions de leurs vallées, ils sont marchandsd’huiles, d’étoffes, de fromages, de seaux, de peignes, d’objets en bois de toute espèce ; on re-marque surtout parmi eux des fabricants de petits ouvrages en fils de fer. Ces industrielsvoyagent par groupes dans toutes les contrées de l’Allemagne.

N° 9.

Slovaque de Mariera.

Petit chapeau à bords étroits, couverts de fleurs, derubans et de plumes. Chemise aux larges manchesgarnies de broderies rouges, couleur préférée des po-pulations slaves ; le col de cette chemise est orné derubans. Veste ouverte montrant le plastron de la che-mise et un mouchoir de soie brodée qui, parfois estplacé à la braguette (voir n° 10) ; ce mouchoir ne seporte que le dimanche. Pantalon bleu garni de bran-

debourgs; sa coupe est la même dans toute la Hon-grie. Bottes garnies de longs glands. Par les mauvaistemps, ce Slovaque se couvre du Szür , manteaublanc de drap grossier brodé de différentes couleurset garni de fourrures.

Cette population, chez qui la toilette a toujoursjoué un grand rôle, a presque partout conservé lecostume national. Les femmes sont vêtues de blanc;de là peut-être le nom de C( sexe blanc », bide, poklavie,qui leur a été donné. En Hongrie, on les appelleaussi feher nep, cc peuple blanc », sans doute à causede la fraîcheur de leur teint.

LES POLONAIS.

Les Polonais de l’Autriche occupent, sous divers noms, toute la partie occidentale de la Ga-