Band 
Tome VI.
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blier peu large, rectangulaire, d’aspect italique, rehaussé de soutachés eu bandes de veloursnoir, tout contribue h la grâce de ce costume et à son caractère qui doit être d’une antiquitéfort reculée.

Le costume des hommes, chaussés fortement, se compose d’une chemise à col assez haut ,boutonnée au cou et se tenant debout sans le secours de la cravate que l’on ne porte pas ; d’ungilet sans manches, assez court, sans collet ou à collet droit, avec un petit revers, et que l’onmet par dessus la ceinture lorsqu’il est ouvert, oxx que la ceinture à plusieurs tours re-couvre haut lorsqu’il est fermé ; d’une culotte dépassant plus ou moins le genou, plus oumoins ajustée, quelquefois presque collantes, et dont l’extrémité restant ouverte, non bouton-née, recouvre, sans gêner les articulations, le haut de la guêtre longue dont le pied est large-ment enveloppé. Cet ensemble se complète par une veste à manches peu amples et à pochesextérieures, avec un petit collet droit et un revers court, mais assez large ; par un chapeau enpain de sucre, avec un large revers frontal qui de face se présente en triangle élevé partantdes oreillettes formées par les deux pointes latérales, d’où repart encore le revers beaucoupplus bas de l’arrière; chapeau de drap dont les revers sont de velours, comme les deux pom-pons dont on l’orne au sommet et à mi-hauteur. Enfin, la mania, qui est l’enveloppe dont onse sert à la manière de la toge antique, en la croisant sur la poitrine, la faisant passer surl’épaule et la laissant retomber par derrière ; la manta est en drap, et la ceinture est en laine.

Dans la pratique, et il faut l’entendre aussi du costume endimanché, beaucoup restent enmanches de chemises; les jeunes gens n’usent guère les boutons du gilet, porté ouvert, pardessus la ceinture à bouts flottants. Le gilet, de drap rouge, à revers de velours noir, destinéà être surtout porté sans la veste, est un vêtement solide, dont le dos fait de peau chamoiséeest embelli de dessins en broderie qui font une parure de ce négligé apparent. Les élégants,comme le jeune homme n° 9, affectent déplacer la ceinture assez bas pour que le linge de lachemise soit visible entre elle et le gilet. C’est une vieille mode qui remonte aux pourpointsdes XV 0 , XVI e et XVII e siècles. Les danseurs ont de chaque côté du gilet, près de l’ouverture,une pochette triangulaire pour y placer les castagnettes. La culotte est forte aussi, en drapépais, grossier, ou même en cuir d’un ton fauve ; on la termine souvent par une bande noireet haute qui reste ouverte sur le côté, et recouvre les houseaux. La montera se porte ici defaçons variées, motivées. La pointe est inclinée et les pompons sont disposés du côté gauchepour les hommes mariés; pour les garçons, la disposition est inverse et sur la droite. Les guêtressont en cuir ou en drap, avec de nombreux petits boutons que l’on néglige souvent d’attacherdans tout leur parcours.

Le n° 11 en costume habillé est à remarquer. C’est un faraud du pays, ressemblant fort auxmozos de cordel, les commissionnaires de Madrid, et aux aguadores au bonnet en pointe et à laculotte courte d’où sort un caleçon de toile, qui, dit M. Daviller, descendent chaque année (aumois de juin) des montagnes abruptes de l’ancien principado de Astunas. Sa chevelure enoreilles de chien, rappelant celle de nos muscadins ; son chapeau conique posé de travers, dont