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Tome premier.
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DE LA MUSIQUE.

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cher que parmi les nations du Nord, qui changèrent toutes chosesdans l’Occident; en un mot, chez les descendants des Scythes sep-,tentrionaux. Là seulement existaient des nations de l’ancien mondequi n’avaient pas été mises en contact avec la puissance romaine desbeaux temps de la république et de l’empire, et qui, plus tard, enconsommèrent la ruine. Ici cependant se présentent de nouvelles dif-ficultés. •

On a vu précédemment par quelle réunion de témoignages anti-ques et par quels travaux philologiques s’établit la filiation de tousles peuples de race blanche ou arienne, et comment une première etlongue migration fournit à l’Asie Mineure, à la Grèce, à l’Italie, à laGaule et à l’Espagne leurs habitants perfectibles. D’autre 'part, destribus sorties de la Perse dans les temps les plus reculés, avaientpeuplé les deux Scytliies en-deçà et au-delà de l’Imaüs. Pendant unelongue suite de siècles, ces Scythes avaient mené la vie nomade ets’étaient étendus au noi;d et à l’est de la mer Caspienne, jusqu’auCaucase. Dans la suite des temps, ils s’étaient divisés en plusieurspeuplades dont les noms, accompagnés de quelques faits histori-ques, nous ont été transmis par les écrivains de l’antiquité. C’étaientles Gètes qui, plus tard, furent les Goths, et qui se divisèrent en Vi-sigoths répandus sur les deux rives du Borystliène, et Ostrogoths,placés à l’ouest du Tanaïs ( le Don ) ; les Massagèies , c’est-à-dire lesgrands Gètes , au nord de la mer Caspienne, et près de ceux-ci lestribus moins nombreuses des Chatæ (les Cattes), les Sassones (lesSaxons), les S ne ht (les Suèves), les Jotæ (les Jutes), et enfin, versle Pont-Euxin, les Rastarnes, les Roxolans, les Agalhyrses, et d’autresencore (1).

L’objet de ce livre n’oblige pas à rechercher les causes qui ont di-visé des peuples dont l’origine, le langage, les mœurs et les idéesreligieuses apparaissent comme identiques, et cpii leur ont fait porterces noms divers. Encore moins nous livrerons-nous à des conjec-tures sur leur histoire, n’ayant pour guide que les notions confusesdes écrivains de l’antiquité sur ces peuples. Ce qu’on peut consi-dérer comme certain, c’est que les Scythes formaient une popula-tion nombreuse, forte et brave, défendue d’ailleurs par la nature du

(1) M. de Gobineau est, je crois, le seul ethnologue qui ait vu des peuples jaunes, des Mongols,dans les Scythes.