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HISTOIRE GÉNÉRALE
« tré à nos yeux quand nous avons constaté que le dialecte de ces« inscriptions persépolitaines appartient à la famille des idiomes« indo-persans, dans lesquels l'indication complète et régulière des« voyelles est un des besoins de la langue et un des produits de l’écriture.« Nous n’avons pas hésité à regarder ce désaccord comme résultant« de la lutte de deux systèmes différents ; et, comme ces deux systèmes« existent en Asie, sous les noms plus ou moins exacts de sémitique« et japhétique, c’est à leur rencontre que nous avons attribué le peu« d'harmonie qui se remarque entre l’écriture et le dialecte de nos« inscriptions.
« Nous pouvons donc admettre comme établi le fait que le. système« d’écriture qui occupe le premier rang sur les monuments de Per-ce sépolis est d’origine sémitique, et qu’il a été emprunté à un peuple« qui en possédait l’usage, par les Perses qui ne le connaissaient pas« auparavant (1). »
Pour avoir l’explication du fait singulier de ces inscriptions entrois langues et en trois systèmes d’écritures cunéiformes, lesquellessont gravées sur des rochers, sur les murs des palais, sur des vases etsur d’autres monuments de Persépolis, il faut se souvenir que Cyrus,roi de Perse, de la dynastie des Achéménides, après la conquête dela Lydie et de toute la Babvlonie ou Clialdée, hérita, par sa mèreMandane, du royaume de Médie, 536 ans avant Jésus-Clirist, et réunitainsi presque toute l’Asie sous sa domination. I)e là vint la nécessitéde rendre les inscriptions historiques intelligibles aux divers peuplesréunis sous le même sceptre, et le choix du caractère cunéiforme enusage pour chaque langue, ou analogue à leur caractère. On re-marque, en effet, dans les inscriptions de Persépolis, un systèmedifférent de combinaisons de caractères de cette espèce, approprié àla langue employée. Le plus simple, composé du moindre nombrede caractères, et dans lequel on a constaté qu’il n’y a pas d’homo-phones, ou de lettres différentes ayant le même son, celui-là, disons-nous, suppose un état plus avancé de connaissances et de civilisation :c’est celui qui a été choisi pour le texte zend. On n’a pas jusqu’à cejour de renseignements certains sur le peuple qui a fait usage dusecond système d’écriture cunéiforme. Le troisième est celui qui se
(1) Mémoire sur deux inscriptions cunéiformes, etc., p. 1 CO.