DE LA MUSIQUE.
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retrouve sur les monuments assyriens de Ninive. C’est le plus com-pliqué ; ses caractères sont en très-grand nombre ; les homophones yabondent; enfin tout indique, dans ce système, une antiquité plus re-culée ; ce qui coïncide avec l’histoire du premier empire d’Assyrie,qui fut le plus ancien grand État formé en Asie. Les rapports de cesystème avec celui des écritures phonétiques de l’Égypte ont été ingé-nieusement établis par M. Isidore de Lowenstern (1). Au reste, les troissystèmes d’écritures cunéiformes ne sont pas seulement analoguespar leur élément constitutif ; ils le sont aussi par leur caractère fonda-mental, l’absence de voyelles.
Il résulte de ce qui précède que tous les peuples de l’Asie occiden-tale sont de même race ; qu’ils ont parlé des langues analogues, oumême presque identiques par les points essentiels, dès les temps les plusanciens , comme furent l’hébreu primitif, le phénicien, le chaldéen,l’ancien arabe et d’autres dialectes ; que les langues modernes par-lées par les peuples qui habitent maintenant les mêmes contrées ontconservé leur parenté avec les anciennes par les racines, ainsi qu’onle voit chez les diverses tribus arabes, dans la Syrie, chez les KurdesouKourdes, particulièrement chez les Djézidis, descendants des Chal-déens et qui peuplent l’ancienne Mésopotamie, aujourd’hui le Djésireh(Turquie d’Asie). Dans les colonies phéniciennes, nous remarquonsdes faits semblables. Un savant de nos jours a démontré (2), non-seulement l’identité de la langue punique ou carthaginoise avec lephénicien et l’hébreu, mais encore l’analogie de leurs caractères gra-phiques. Il a constaté également, par l’analyse de quelques inscriptions
(1) Exposé des éléments constitutifs de la troisième écriture cunéiforme de Persépolis. Pa-ris, 1847, p. 70 et suiv.
(2) A.-C. Judas, Étude démonstrative de la langue phénicienne et de la langue libyque. Pa-ris, 1847, in-4° ; travail remarquable, où l’auteur fait preuve d’autant de sagacité que de solideérudition. M. Judas porte la plus rigoureuse exactitude dans ses analyses de la célèbre inscriptionde Marseille» de celles qui ont été récemment découvertes en Afrique, et des médailles asmo-néennes ou des Maehabées. Au surplus, il a, comme appuis de sa thèse, les opinions d’É-tienne Quatremère, de Tyschen et de Gesenius. Saint Jérome a dit d’ailleurs : TyrusetSidon inPhœnices littoreprincipes civitatis rel. quarum Carthago colonia. Unde. et Pœni sermone cor -rupto quasi Pltocni appellantur. Quarum lingua linguœ hehreæ magna ex parte confuiis est .(lu Jerem. 5, 25.) Et ailleurs : Lingua quoque pœnica, quæ de Hehreeeorum fontibus manaredicitur , proprie ‘virgo aima appellatur. (In Jes. 3, 7.) Au temps de S. Augustin, la languepunique était encore parlée par le peuple de son diocèse ; lui-mème dit de cette langue et
* de l’hébreu : Istæ linguæ non multum inter se différant. ( Quæst. in Indices, lib. VII,Quæst. 16.)
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