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Tome premier.
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DE LA MUSIQUE.

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nade et de Tolède, en ont conservé des traditions saisissantes (1).

Un seul moyen nous est offert pour arriver, sinon à une connais-sance certaine, au moins à une probabilité satisfaisante de ce que futla musique des peuples de race sémitique dans l’antiquité : il consisteà considérer la situation actuelle de cet art en Orient. Lorsque Cham-pollion entreprit la rude tâche d’expliquer les hiéroglyphes del’ancienne Égypte, il comprit la nécessité d’étudier les points decontact qu’il pouvait y avoir entre la langue des anciens habitantsdu pays et celle de leurs descendants. A l’aide de la célèbre inscrip-tion découverte à Rosette pendant l’expédition française (1799), la-quelle offre un texte hiéroglyphique expliqué par la langue vulgaire,de l’Égypte, en écriture phonétique, et avec une traduction en languegrecque, il acquit la conviction que la langue des Cobtes ou Coptes,descendants des anciens Égygtiens et habitant encore sur le mêmesol, fut, sauf les modifications produites par le temps, la langue dupeuple de l’antiquité, et c’est cette même langue qui a conduit- Cham-pollion à refaire la grammaire des hiéroglyphes ainsi que les alpha-bets hiératique et démotique de l’ancienne Égypte. Ses études ont eupour résultat de rendre sensibles les points de contact de cette langueavec l’hébreu et les autres langues sémitiques. Les mêmes principesgénéraux ont été, depuis lors, les guides des philologues qui se sontvoués à l’étude des écritures cunéiformes, et tous sont parvenus à laconviction que le troisième système de ces écritures, à savoir, celui desinscriptions de Ninive et de Babylone, est l’expression graphique d’unelangue sémitique qui a des analogies frappantes avec l’ancienne langueégyptienne. Suivons donc une direction analogue, et voyons ce qu’adû être le système général de la musique des anciens peuples sémi-tiques , en prenant pour hase les chants et les instruments de leursdescendants, et en les comparant avec les instruments assyriens quenous ont fait connaître les récentes découvertes des ruines de Ninive.

(1) « Les airs du centre et du midi de l’Espagne sont donc les plus intéressants à connaître*« et à étudier... Ce type caractéristique s’est surtout conservé dans les localités où la domina-.« tion mauresque a jeté des racines profondes, comme en Andalousie; on la retrouve chez les,<o gitanos , avec ses intervalles de tiers et de quarts de ton et avec la multitude d’ornements sous« lesquels le chant est caché, avec sa tonalité vague, enfin, avec tous les caractères que« M. Félis lui attribue dans le Résumé philosophique de. Vhistoire de la musique, etc. » (Rap-port sur l’état de la musique en Espagne, par M. Gevaert, dans le t. XIX des Bulletins dç.l’Académie royale de Belgique, n°I. )

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