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Tome premier.
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HISTOIRE GÉNÉRALE

ou lyre éthiopienne, dont l’usages’est conservé, jusqu’à ce jour enAbyssinie , et plus encore chez lesBerbers. La description qu’en adonnée Yilloteau (1 ) est exactementconforme aux instruments jouésparces captifs, ainsi qu’au kissar dema collection. Le bas-relief où sontreprésentés ces captifs est désignépar ces mots, dans la notice offi-cielle du Muséum britannique :Jewish captives playing on lyres.Cette désignation est certainementerronée, car ces captifs ne peuventêtre des Juifs. Il est vrai que Sal-manazar avait porté la guerre dansla Judée, qu’il avait pris Sama-rie et envoyé un grand nombre deJuifs captifs dans l’Assyrie, en l’an721 avant J.-C., suivant les re-cherches de M. de Saulcy sur lachronologie de l’empire de Ni-nive, ou en 827, d’après la concordance d’un canon assyrien, dé-couvert par M. H. Rawlinson, avec le canon de Ptolémée; mais, àcette époque, les Juifs ne connaissaient que la harpe trigone de laSyrie, dont ils étaient en possession dès le temps de Jacob, et lesinstruments de l’Égypte dont ils avaient appris à se servir pendantleur long séjour dans ce pays : or, le liissar n’y était pas connu alors,car on ne le voit représenté par la sculpture ou par la peinturedans aucun monument antique, ni dans les hypogées. Ajoutonsque la haine des Hébreux pour les peuples étrangers à la race sé-mitique , haine dont la Bible fournit tant de preuves, ne leur au-rait pas permis d’adopter un instrument de musique dont faisaientusage les noirs habitants de l’Étliiopie. Il y a d’ailleurs d’autresmotifs qui ne permettent pas d’admettre l’explication du bas-relief

( 1 ) Description historique, technique et littéraire des instruments de musique des Orientaux ;ch. XIII, dans la Description de VÉgypte; État moderne.