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Tome premier.
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DE LA MUSIQUE.

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assyrien donnée dans la notice du Muséum britannique : un de cesmotifs est que la traverse supérieure du corps de l’instrument estterminée, des deux côtés, par des tètes de serpent, ce qui n’avait cer-tainement pas lieu dans les instruments de musique en usage dansla Judée; car la loi de Moïse leur interdisait la représentation figuréedes êtres animés.

Si l’on considère avec attention la forme del’instrument à cordes pincées placé dans les mainsdes personnages de cette scène, on ne pourra re-connaître en eux que des habitants de la côtenord,-ouest de l’Afrique, appelés Berbers.

Nonobstant ces observations, et quels que soientles captifs représentés dans le bas-relief dn Mu-séum britannique, ce monument, dont le dessinest mis sous les yeux des lecteurs, offre un grandintérêt, parce qu’il démontre l’existence delà lyreberbère ( kissar ) dans une haute antiquité, tellequ’elle existe encore et avec la même directiondes cinq cordes. Voici la figure représentée parle sculpteur assyrien :

Nous tirons de ce monument un renseignement précieux concer-nant la tonalité de la musique du peuple ancien qui y est repré-senté, l’accord du kissar étant aujourd’hui ce qu’il fut dans les tempsles plus anciens; car, ainsi que nous l’avons déjà dit, l’Orient nechange ni dans ses mœurs ni dans ses usages : il y persiste sous ladomination étrangère et dans les circonstances les plus désastreuses.L’accord du kissar est celui-ci :

Fig. 119.

Yilloteau, voulant s’assurer que cet accord n’était pas l’effet duhasard, désaccorda l’instrument et obtint de l’Éthiopien qui en étaitpossesseur de l’accorder de nouveau, ce qu’il fit immédiatement sanshésiter, et de la même manière (1). Après plusieurs expériences dumême genre, le savant musicien fut convaincu que, pour arriver à ce

( 1 ) Loc. cit.