Band 
Tome premier.
Seite
342
JPEG-Download
 

HISTOIRE GÉNÉRALE

sont pendants, qu’il n’en avait quedeux. Le bas-relief assyrien n’offrepas la moindre trace de chevillespour tendre les cordes : il y a donclieu de croire qu’elles étaient ten-dues et fixées par plusieurs tourssur le manche, comme les cordesdes harpes sur le cylindre infé-rieur, ainsi qu’on l’a vu précédem-ment, ou qu’elles passaient par destrous où elles étaient fixées par desnœuds.

§ ».

Instruments à vent.

Là flûte double se trouvait chezles peuples les plus anciens ; on lavoit dans les antiques monumentsde l’Égypte ; les Phéniciens l’a-vaient introduite dans leurs colo-nies. Le nom assyrien de cet ins-trument n’est pas connu. La flûtedouble à tuyaux égaux était appe-lée par les Romains tibiæ sarranæ,les flûtes sarraniennes, c’est-à-direles flûtes de Tyr, parce que soninvention était due aux Phéni-ciens (1). Ainsi qu’on le voit, laflûte double de l’eunuque assyrienest de cette espèce, c’est-à-dire, àtuyaux égaux (fig. 121 ).

C’est la même flûte qui est ap-pelée nekeb ( —j <Jans la Bi-

(1) Cf. Spanheim, in Callimachi Uymnos oh -servationes, p. 447 ; et la note de M me Daciersur les flûtes doubles à Rome, dans sa traduc-tion française des comédies de Térence (Paris,1688).