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Tome premier.
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HISTOIRE GÉNÉRALE

on voit un mode majeur établi sur cette échelle chromatique, saufun intervalle diatonique :

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Toute la première période est diatonique ; la seconde est chroma-tique. Ce mode est analogue au mode chromatique de la troisièmesérie (n° 5) de la tonalité égyptienne établie d’après la flûte antiquedu musée de Florence (voyez page 231).

Enfin la chanson des fiançailles des Iljézidis révèle l’existence d’unmode dont l’échelle tonale est en partie diatonique et en partie chro-matique, comme on le voit ici :

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Si, en l’absence de documents suffisants et authentiques, il n’estpas possible de démontrer historiquement (pie les échelles tonalesdes anciens peuples de l’Asie occidentale furent semblables à,cellesqu’on vient de voir, et qui sont le résumé du système tonal des po-pulations actuelles des mêmes contrées, il y a de puissants motifspour croire à leur identité. En premier lieu, on doit tenir comptedes rapports de ces échelles avec le caractère chromatique de la mu-sique égyptienne ( d’une antiquité contemporaine ), laquelle nous estrévélée par la flûte du musée de Florence ; car ces rapports sont plusévidents encore que ceux dont on a reconnu l’existence entre lesdialectes chaldéens, assyriens, phéniciens et la langue de l’Egypte.Déplus, le caractère d’accentuation colorée qui se fait remarquer dansles chants de tous les peuples d’origine sémitique et le penchantpour les ornements multipliés du chant sont si répandus chez les Asia-tiques, si intimement liés à leur instinct musical, si indestructiblesparmi eux, que l’existençe de ces conditions de l’art doit être aussiancienne que la conception de leur système linguistique.

A l’égard du système des modes de la tonalité asiatique, les rensei-gnements que nous possédons sojit insuffisants pour le formuler. Onremarque, à la vérité, dans les mélodies desDjézidis recueillies jusqu’àce jour, deux caractères essentiels, à savoir, le majeur et le mineur;mais nous n’en possédons pas un assez grand nombre, pour avoir lacertitude qu’il n’en existe pas d’autres d’un caractère mixte. D’ail-