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DE LA MUSIQUE.
leurs, diverses modifications ont pu se produire dans la succession destemps, comme il s’en est produit dans les langues sémitiques pour laformation de dialectes nouveaux. Toutefois les principes fondamen-taux de la musique des temps anciens n’ont pas dû disparaître dans lamusique moderne, puisque le caractère chromatique et les ornementsvocaux de l’une se retrouvent dans l’autre. Il y a donc une grandeprobabilité que la tonalité des chants des habitants du Djézireh estanalogue à celle qui fut en usage chez les Assyriens, leurs ancêtres.
S’il n’est pas possible de retrouver aujourd’hui le système tonalcomplet de la musique assyrienne, nous pouvons du moins en ressai-sir les formules principales dans les chants qui résonnent aujourd’huisur les rives du Tigre et de l’Euphrate. Dans la musique ancienne del’Inde, dans la Perse, chez les Arabes, les modes de la tonalité sont engrand nombre : on a vu précédemment qu’il en a été vraisemblable-ment de même chez les Égyptiens, et tout porte à croire que les au-tres peuples antiques de l’Asie occidentale avaient des systèmes ana-logues , comme leurs langues avaient des rapports généraux : ceque nous remarquons dans les chants de leurs descendants donnebeaucoup de vraisemblance à cette conjecture. Parmi les formulestonales déduites des mélodies djézidiennes, on remarque cl’ahord uneéchelle chromatique complète d’une octave (voyez page 350) ; unegamme diatonique (voyez p. 351), et trois échelles mixtes, ou chroma-tico-diatoniques. Celles-ci peuvent donner lieu à quelques observa-tions qui ne sont pas sans intérêt.
La première qui se présente est un décacorde, ou échelle de dixsons, qui se suivent par intervalles inégaux de tons et dé demi-tonsirrégulièrement distribués, telle qu’on la voit ici :
Les notes blanches étant celles qui procèdent par intervalles diato-niques dans cette échelle, on voit, au premier coup d’œil, que les in-tervalles chromatiques y sont inégalement répartis. Il y a lieu decroire qu’un autre mode régulier de la même échelle a été construitde cette manière :
f=\ -j
i ~ ü rr
p=fj
T —
b ——«
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