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HISTOIRE GÉNÉRALE
La deuxième échelle chromatico-diatonique, qui parait être d’originechaldéenne, est déduite du deuxième fragment du chant Lourde n° 2(voyez page 350). Elle est composée de onze sons, à des intervallesde tons et de demi-tons inégalement répartis, comme on le voit ici :
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Il est digne de remarque que cette formule tonale correspond,pour le nombre des sons, aux onze cordes de la cithare de Timothéede Milet.
La troisième échelle chromatico-diatonique est composée de douzesons disposés dans un ordre parfaitement régulier, ainsi qu’on le voitici r
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Telle était, selon toute vraisemblance, la disposition des douzecordes, qui sont l’objet des plaintes amères de la musique personnifiéedans la comédie de Phérécrate ; disposition absolument étrangère ausystème tonal de la musique hellénique. /
Le système de transpositions à tous les degrés des formules tonales,qui-est général en Orient, et dont la musique arabe présente le déve-loppement le plus étendu, a dû être également en usage dans les grandsempires de l’Asie occidentale, en Syrie, et dans l’Asie Mineure. Si,comme il y a lieu de le croire, cette conjecture est fondée, les formulesqu’on vient de voir ont engendré un grand nombre de modes, et dotéla musique des Assyriens et des Chaldéens d’un riche système tonal.
CHAPITRE QUATRIÈME.
LES PEUPLES ANCIENS I)E L’ASIE OCCIDENTALE ONT-ILS EU UNE NOTATION
DE LA MUSIQUE?
Aucun monument n’autorise à répondre affirmativement à la ques-tion : Les peuples de l’Asie occidentale ont-ils eu une notation de lamusique? cependant il est difficile de croire que, dans des civilisations