HISTOIRE GÉNÉRALE
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cent vingt ans (995 à 875), et que quatre de ces rois (Sédonchis I er ,Takelothis, Osorghon III et Sédonchis III) sont nommés dans des ins-criptions hiéroglyphiques expliquées par Champollion. Sédonchis I erprit Jérusalem en 97i. Or, il existait en Égypte une notation musi-cale que nous avons fait connaître : il parait donc impossible que lesAssyriens, n’eussent-ils pas eu la conception spontanée d’une nota-tion du même genre,.ne l’aient pas acquise par imitation; car, en sup-posant que l’Égypte et l’Assyrie n’aient jamais été réunies sous lemême sceptre, et que la dynastie Bubastite n’ait été qu’une brancheindépendante de la famille royale de Ninive, ce qui n’est pas démon-tré nonobstant les doutes qui se sont élevés, les relations étaient fré-quentes entre l’Égypte et l’Assyrie.
Si, selon toute vraisemblance, les Assyriens, les Clialdéens et lesPhéniciens ont eu des systèmes de notation musicale, ils n’ont pu êtrecombinés d’après-d’autres principes que ceux de la représentation col-lective de plusieurs sons d’intonations différentes, de formules d’orne-ments du chant, et de fragments de phrases, ainsi que cela se trou-vait dans la notation des anciens Égyptiens, dans les accents toniquesdes Hébreux, et comme cela existe encore aujourd’hui pour le chantdes églises grecques, abyssiniennes et arméniennes. On comprend, eneffet, que les formes du chant oriental et les passages rapides qui ensont inséparables ont fait une nécessité absolue de ce système denotation, car il ne pourrait être remplacé que par une multitudede signes, pour représenter tous ces sons fugitifs articulés parla voix,et la lecture en serait fort compliquée. Ajoutons à ces considérationsque les Orientaux ont des idées très-différentes de celles des Euro-péens sur ce qui constitue la beauté du chant. L’expression, chez noschanteurs de salon, de concert ou de théâtre, ne consiste que dans lesnuances progressives ou décroissantes d’intensité du son, ou dans lepassage immédiat du piano au forte, ou du forte au piano ; mais lesOrientaux considèrent comme une nécessité d’ajouter à ces nuancescelles du timbre parfois nasal, ou guttural, pour le chant de certainsmots ou de certaines phrases. Les exemples de ces effets bizarressont fréquents parmi les chantres des diverses sectes de la chrétientéorientale.
La possibilité de l’existence d’une notation de la musique chez lespeuples anciens de l’Asie occidentale parait suffisamment établie dansce qui précède, bien qu’on ne puisse l’affirmer en l’absence de mo-