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Tome premier.
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DE LA MUSIQUE.

numents. Si, suivant cette probabilité, il y a eu, en effet, une notationmusicale en Assyrie, dans la Chaldée et chez les Phéniciens, elle adû avoir pour base un des deux systèmes sur lesquels ont reposé toutesles notations de la musique dans l’antiquité, comme au moyen âge,à savoir : ou les caractères de l’écriture du pays, plus ou moins modi-fiés , comme les notations de l’Inde, de l’Égypte, de l’Éthiopie, de laGrèce et de Rome ; ou des signes de convention et de sons collectifs,comme les accents toniques des Hébreux, la notation arménienne,, et les neumes du moyen âge. Si les caractères alphabétiques ont fourniles éléments de la notation assyrienne, elle a dû avoir de l’analogieavec le système de la notation de l’Égypte, car elle n’avait pas à re-présenter des sons isolés, comme les notations aryennes, mais biendes successions de sons; si, au contraire, ses éléments consistaient ensignes arbitraires et de convention, elle a dû se rapprocher des ac-cents toniques des Hébreux, et former avec eux ce qu’on pourrait ap-peler la notation séihitique.

CHAPITRE CINQUIÈME.

DE LEMPLOI DE LA MUSIQUE CHEZ LES ASSYRIENS, C1IALDÉENS OU BABYLO-NIENS ET PHÉNICIENS, DANS LE CULTE DES IDOLES, DANS LA YIi; CIVILEET A LA GUERRE.

Tous les peuples civilisés ont employé la musique dans le culte deleurs dieux : cette coutume fut générale dans l’Orient dès la plushaute antiquité. Les monuments de l’Assyrie nous font voir aussi lechant et les instruments dans les sacrifices et les cérémonies reli-gieuses en l’honneur des grands dieux Ana, Bel, Sin, Cliamas, Nin etNergal (1). Un obélisque trouvé à Nemrod par M. Layard, et qui estau Muséum britannique, offre la représentation d’un sacrifice : leprêtre, placé devant l’autel où brûle le feu sacré, tient un vase à li-bation , qu’il vient de découvrir ; derrière lui est un autre prêtre,d’un ordre inférieur, une coupe à la main, et un sacrificateur tenant

(1) M. G. UawUnson, The fwe great Monarchies of the ancicnt Eastern JVorld, \ol. Il,p. 278.