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Tome premier.
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HISTOIRE GÉNÉRALE

harpe (rnagadis) était le seul instrument employé dans les cérémoniesreligieuses (1); mais, pour les fêtes civiles, les bas-reliefs n’offrentque des cithares, ou des combinaisons de divers instruments, enraison du caractère plus ou moins solennel de ces fêtes. La harpe,la cithare et le psaltérion se combinent de diverses manières dans lepalais des rois, mais on n’y voit pas de flûtes. Le roi est presque tou-jours accompagné de musiciens lorsqu’il voyage, ou lorsqu’il se livreau plaisir de la chasse ; et, dans ces occasions, ces musiciens jouentdu psaltérion comme on le voit dans la figure 130. Ce sont aussides psaltérions qui apparaissent dans quelques circonstances de laguerre. M. G. Rawlinson dit qu’on ne voit pas de musiciens au milieu

des combats, et qu’ils n’ac-compagnaient pas les trou-pes dans leurs marches, maisqu’ils étaient joints aux cor-tèges des triomphes, lorsquel’armée revenait d’une expé-dition (2) : cette opinion pa-rait être exprimée d’unemanière trop générale, car,dans une scène des grandsbas-reliefs de Koyoundjek,on remarque au milieu dessoldats assyriens, qui portentles tètes de leurs ennemis,deux joueurs de psaltérionaccompagnés par un tam-bour de basque (3) (fig.132).

Dans les triomphes guerriers des rois d’Assyrie, les bandes demusiciens, jouant de divers instruments et chantant, étaient nom-breuses , ainsi qu’on le voit dans la reproduction du grand bas-reliefde Koyoundjek, p. 325.

On sait que les excès d’intempérance étaient fréquents chez les Ba-

Fig. 132.

(1) Layartl, Monuments of Nincvch, l re série, planches 12 et 17.

(2) The five great Monarchies of the ancient Eastern World, t. II, p, 1C9.

(3) Lajard, Monuments of Nineveh , l re série, pl. 22.