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Tome premier.
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DE LA MUSIQUE.

byloniens. La magnificence des festins, dans les palais des grandset des riches, surpassait tout ce qu’on pouvait trouver ailleurs, et lesconvives s’y enivraient des vins les plus exquis jusqu’à en perdre laraison. La musique était inséparable de ces honteuses débauches, etles dépenses, pour avoir un grand nombre d’instrumentistes et dechanteurs, étaient excessives. L’historien Ctésias, cité par Athé-née (1), dit qu’Aunarus, gouverneur de Babylone pour le roi dePerse, s’habillait et se parait comme une femme. Lorsqu’il était àtable, il faisait entrer cent cinquante musiciennes, qui chantaientet jouaient des instruments pendant qu’il mangeait et s’enivrait. .Lamollesse était excessive dans toute l’Asie occidentale, mais en aucunlieu elle n’égalait les excès des Babyloniens, sauf ceux des habitantsde Suse.

L’emploi de la musique dans les festins des rois et des grands per-sonnages de l’État existait en Assyrie comme dans la Babylonie. Unescène représentée sur un bas-relief de Koyoundjek (2) montre un roide cette contrée, avec la reine, assis tous deux près d’une table,dans un jardin, et environnés de leurs serviteurs. Ils portent à leurslèvres des coupes remplies de vin, tandis qu’unharpiste fait résonnerles cordes de son instrument.

Fig. 133.

Dans des circonstances semblables, l’usage de la musique fut sansdoute général chez les nations orientales de l’antiquité, car chez les

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(1) Deipn XII, p. 530, B.

(2) G. BawHvison, The five great Monarchies of the ancient Eastern World, î. II, p. 107.