DE LA MUSIQUE.
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l’arche sur leurs épaules, avec de longs bâtons. Les chantres Héman,Azapli et Ethan tiraient des sons aigus de leurs petites cymbalesd’airain; mais Zacharie, Oziel, Semiramoth, Jéhiel, Unni, Eliab,Maaséia et Bénaia chantaient des cantiques sacrés et mystérieux', enjouant du nébel, et alternaient avec Mathithia, Elipliléia, Miknéia,Obéd-Edom, Jéhiel et Asazia, qui faisaient entendre des chants devictoire et d’actions de grâce, aux sons de la cithare à huit cordes,sous la direction du chef des lévites, Chénania. A la tête du cortège,les prêtres Sihénias ou Sébanja, Josaphat, Néthanéel, Amazaï, Sa-charia(Zacharie), Bénaïs etEliézer sonnaient de la trompette, dansles intervalles des cantiques (1).
A la suite des prêtres et des lévites, venait David suivi des anciensd’Israël, des officiers de l’armée, et du peuple qui poussait des excla-mations de joie. David, vêtu d’une robe de lin et les reins serrés parl’éphod, ou ceinture de même étoffe, jouait de la harpe syrienne ou tri-gone, et dansait (2). Le has-relief de Ninive, qu’on a vu précédem-ment (3), fait comprendre quelle était la nature de la danse du roipsalmiste. U est vrai cependant que la danse de David paraît avoirété plus animée, car Michel, sa femme, fille de Saül, lui reprochade s’être découvert devant les servantes de ses sujets, et de s’êtremontré nu, comme un bouffon (i).
Lorsque l’arche fut établie au milieu du tabernacle qui luiavait été préparé, David régla le service journalier des prêtres etdes lévites chargés de chanter les louanges du Seigneur, et de luirendre de continuelles actions de grâces. Azapli fut le premierchantre, Zacharie le second, et sept autres furent placés sous la di-rection de celui-ci. Jéhiel eut la charge de jouer des instruments àcordes, tandis qu’Azapli faisait retentir les cymbales d’airain. Bé-naïa et Jaaziel, qui étaient prêtres, devaient sonner continuellementde la trompette devant l’arclie. 11 n’est pas vraisemblable que cetteincessante sonnerie de trompettes doive être admise à la lettre, car iln’y a pas de force humaine qui n’y eût succombé; sans aucun doute,les sons des instruments de Bénaïa et de Jaaziel se faisaient seule-
(1) Paralip., I, XY.
(2) /tW.,I, XV, 17-24,27.
(3) Liv. II, cliap. II, de eette Histoire de la musique .
(4) II Hois, VII, 20.