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HISTOIRE GÉNÉRALE
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ment entendre à des intervalles plus ou moins rapprochés. Le textedes Paralipomènes (1), livres de la Bible dont la rédaction est attri-buée à Esdras, docteur de la loi, au temps de la captivité de Baby-lone, renferme les paroles du canticpie qui était chanté devantl’arche par les lévites : c’est le psaume 101 de laYulgate, ou 105 de laBible hébraïque. Ce texte diffère un peu de celui du psautier; mais lesens de chaque verset est identiquement le même (2).
Le service divin de la religion judaïque parait avoir consisté toutentier dans ces chants et dans l’organisation de la musique qui vientd’être décrite, jusqu’à la fin du règne de David; mais les solennitésreligieuses eurent beaucoup plus d’éclat après que Salomon eut faitconstruire le temple de Jérusalem avec une magnificence sans égale.Les chantres établis par David, pour le service perpétuel devantl’arche, avaient des enfants instruits dans l’art du chant et dans le jeudes instruments. Les fils d’Azaph étaient Zachar, Joseph, Nathéniaet Azarela; ceux d’Ethan ou Idithun étaient Idithun, Godolias, Soré,Jésaïas, Hasabias et Mathathias. Leur père, dit le texte sacré (3), lesdirigeait et prophétisait sur la harpe, ayant la conduite des chantres,lorsqu’ils faisaient retentir les louanges du Seigneur. Quant à Hé-man, qui était prophète et musicien du roi (4), ses fils étaient Bouk-kejia, Mathania, Oziel, Sebouel, Jérémoth, Hanania, Hanani, Eliatha,Gadatthi, Romanthi, Ezer, Jasbékosa, Mallothi, Hotliir et Maliazioth.Tous ces fils d’Azaph, d’Idithun et de Héman furent désignés parDavid pour être distribués dans divers emplois, pour chanter etpour jouer des instruments sous la conduite de leur père respectif,dans la maison du Seigneur, après que Salomon aurait fait construirele temple de Jérusalem, pour lequel David amassa d’immenses ma-tériaux précieux pendant son long règne.
11 est à remarquer que les hommes de la tribu de Lévi étaientdestinés à exercer une des fonctions sacerdotales, lorsqu’ils avaientatteint leur trente et unième année : cet âge fut ensuite réduit à
(1) Ce mot signifie choses omises , parce que les Paralipomènes sont, dans la Bible, le complé-ment des livres des Rois. Les deux premiers livres seulement des Paralipomènes ont été admiscomme authentiques par le Concile de Trente; les troisième et quatrième livres ne sont pascanoniques.
(2) Paralip., livre 1, ch. XVI, 5-7.
(3) Ibid., 1. I, ch. XXV, 2, 3.
(4) Ibid,, I.I, ch. XXV, 4.