DK LA MUSIQUE.
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tecteur, c’est-à-rlire en 1215. Ce serait alors un peu après que Wal-ther serait entré au service de l’empereur Frédéric II, qu’il accom-pagna à la croisade de 1228, en qualité non de poète, mais dechevalier. La date de sa mort est ignorée; on sait seulement qu’ils’était retiré à Würzbourg dans ses dernières années, qu’il y décéda,et que son tombeau s’y trouvait dans le cloître d’un monas-tère, avec une épitaphe rapportée de cette manière par un an-cien chroniqueur : De milili Wallhero dicto von der Vogelweide,se-pulto in ambitu monasterii Herbipol. In suo epitaphio scriptum erat :
Pascua qui volucrum vivus, Walthere, fuisti,
Qui flos eloquii, qui Palladis os, obiisti ;
F.rgo quod aureolam probitas tua possit habere ,
Qui legit, hic dicat : « Deus istius miserere ! »
Walther de Vogelweide s’est particulièrement distingué dans lapoésie par le mérite et par le grand nombre de ses chansons d’a-mour.
Au nombre des plus anciens et des plus célèbres minnesinger oncompte Gotlfried ou Godefroi de Strasbourg. Contemporain de Wol-fram d’Eschenbach et de Walther de Vogelweide, comme eux iln’est guère connu que par ses ouvrages. Rien n’indique, dans lesmanuscrits qui nous les ont transmis, s’il était né dans la villedont le nom se joint au sien, ou si seulement il en avait fait sonséjour habituel. Quoi qu’il en soit, Gottfried n’était certainementni d’extraction noble, ni môme simple chevalier, puisqu’il est tou-jours désigné par l’épithète de meister, maître, qualification quine se donnait qu’aux hommes de la classe bourgeoise, distinguéspar leur savoir ou par leurs talents. Indépendant et jouissant d’unecertaine aisance, il ne connut d’autre esclavage que celui de l’a-mour inspiré par une dame qui, pendant douze ans, n’accorda au-cune récompense à sa fidélité. Il ne s’attacha à aucun grand person-nage et n’eut point la vie vagabonde de la plupart des poètes chan-teurs, que le besoin obligeait à chercher des positions avantageuses.Cependant Gottfried eut, sans aucun doute, des relations avec lemonde élégant dont il avait pris la distinction de langage qu’onremarque dans ses ouvrages. H nous apprend que ce fut pour fairediversion à ses chagrins amoureux, qu’il entreprit son poème de Tris-tan et Iseult, grande et belle composition que la mort l’empêcha