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HISTOIRE GÉNÉRALE
des petites heures et ceux du vespéral. U est d’autant plus nécessairede faire cette distinction, que les rédacteurs de catalogues desgrandes bibliothèques désignent comme antiphonaires du onzième etdu douzième siècles, des manuscrits qui sont de véritables graduels.C’est ainsi que le P. Lambillotte a publié le manuscrit de Saint-Gallsous le titre d’Antiphonaire de saint Grégoire, quoiqu’il ne contienneque les antiennes d’introïts, les répons graduels, les offertoireset les communions, c’est-à-dire le chant des messes. Il parait donccertain que ce furent les cisterciens qui, les premiers ; ont séparéle chant des heures et du vespéral pour en former Yanliphonaire pro-prement dit, faisant un recueil spécial des chants de la messe, sousle titre de graduel. C’est particulièrement sur celui-ci qu’a porté laréforme dont ils parlent dans leur préface. En ouvrant le graduelcistercien , on voit immédiatement les grandes simplifications qu’ilsy ont faites. Si l’on compare les anciens manuscrits des missels et desgraduels avec les résultats de leur travail, on reconnaît qu’ils ontsupprimé un grand nombre de groupes d’ornements, diminué demoitié ou môme des trois quarts les longues suites de notes des of-fertoires et des communions, en substituant des notes d’une cer-taine durée, dans ce qu’ils conservent de ces traits, aux notes d’unmouvement rapide indiquées dans les anciens livres; enfin, ils ontsimplifié le chant des antiennes d'introït, des répons graduels et destraits. Pour donner un exemple de ces simplifications, nous choisis-sons le commencement du trait de la messe du dimanche des Ra-meaux qui, dans les graduels romains, est noté de cette manière :
■ — J- - I "■ ♦ ■—"‘"il,—
De-us De-us me-us, res-pi-ce in me:
i i
qua-re me île - re - li - qui - sli.
Dans le graduel cistercien, ce commencement est ainsi simplifié :
■a , j. v I *■ ♦ [ ■* ■ ■■■
De-us De-us me-us, res-pi-ce in me:
de - re - li - qui - sti.
qua ic me