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Tome cinquième.
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DE LA MUSIQUE.

- On pourrait multiplier à l’infini les exemples |de cette espèce etl’on en tirerait la démonstration que le principe qui dirigea le tra-vail des cisterciens fut celui-ci : conserver les formes essentielles duchant et supprimer les notes surabondantes. L’application de ce principeaux chants du graduel, dont l’origine appartient à l’Église grecqued’Orient, et la suppression de la plupart des ornements ou l’alour-dissement de ceux qui étaient conservés, en les représentant par desnotes mesurées, ces réformes radicales, disons-nous, changeaienttrop le caractère primitif du chant des messes pour trouver un ac-cueil favorable près des chantres de cathédrales : on reconnaissait,par les difficultés d’exécution, la nécessité de certaines réformes, maisnon si absolues. Déjà de longs passages vocalisés de certains répons,ainsi que de la plupart des offertoires et des communions, avaientété modifiés et abrégés dans beaucoup d’églises ; ils l’étaient mêmed’une manière assez étrange, par un grattoir ou par une épongeavec lesquels on effaçait un certain nombre de centimètres du passagequ’on voulait raccourcir, en rattachant tant bien que mal le commen-cement avec la fin. Cette manière de procéder, pour diminuer lestraits trop longs, se voit avec évidence dans quelques manuscrits ; envoici un exemple pris dans un beau graduel de la fin du quatorzièmesiècle , noté en neumes allemands, qui est en notre possession ; il estpris dans l’offertoire du deuxième dimanche après l’Épiphanie :

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IIIST. DE LA MUSIQUE. — T. V.