DE LA MUSIQUE.
113
pour chanter : allons donc et cherchons-le pour lui offrir en présentde l'or, de l’encens et de la myrrhe (1).
La scène est ensuite transportée à Jérusalem. Le chœur entre et lesmages lui adressent cette question : dites-nous, habitants de Jérusalem,où est l'espoir du genre humain, l'enfant nouvellement né roi des Juifs,manifesté par des signes célestes et que nous venons adorer? (2). Avantqu’il y soit répondu, le lieu de la scène est supposé changer et setrouver dans le palais d’Ilérode.
, Un messager arrivant : Salut, roi des Juifs! — Le roi : quelle nou-velle apportez-vous ? — Le messager : Il nous est arrivé, Seigneur,trois hommes inconnus venant de l'Orient, s'informant de certain roinouvellement né (3)’.
Hérode ordonne au messager de les interroger sur le motif deleur voyage et sur le pays d’où ils sont venus. Remplissant sa mission,le messager demande aux mages quelle cause les a amenés à Jéru-salem , quelle route ils ont suivie pour y venir et ce qu’ils se propo-sent d’y faire, enfin quels sont leur pays, leur demeure habituelle ,et s’ils sont venus comme amis ou comme ennemis. — Les magesrépondent qu’ils sont de la Chaldée, que leurs intentions sont pa-cifiques et qu’ils cherchent le roi des rois, dont la naissance leur aété annoncée par une étoile qui brille d’un éclat plus vif que lesautres et qui les a guidés.
Après que le messager a rendu compte au roi de sa mission, Hé-rode veut interroger lui-même les mages, qui se rendent près delui. S’adressant au premier, le roi dit : réponds-moi, toi qui es lepremier dans l'ordre, parles. — Le premier répond : je commande auxChaldéens et suis le roi dominant de tous. — Le roi au second :Toi aussi, d'où es-tu? — Le second répond : le pays de Tharse estgouverné par moi... (pour) Zoroaslre. — Le roi au troisième : Et loi,
(1) Transeamus Bethleem et videamus hoc verbum.
« Gloria in excelsis Deo et in terra pax hominibus bonæ voluntatis. » — Magus primus :« Stella fulgore nimio rutilât. — Secundus : « Que regem regum natum monstrat. — Ter-tins : « Quem venturum olim prophétie signaverant. — Simul cantent : « Eamus ergo et in-quiramus eum, offerentes ei munera aurum, thus et mirram. »
(2) întrantes chorum (sic) ; Magi : «. Dicite nobis, o Hierosolymitani cives, ubi est exspecta-tio gentium, noviter natus rex Judeorum, quem signis celeslibus agnilum venimus adorare? »
(3) Internuntius currens : « Salve rex Judeorum. — Rex : « Quid rumoris affers? — In~ternuncius (sic) : «Àssunt nobis, Domine, très viri ignoti ab oriente venientes, noviter natumregem quendam queritantes.
IIIST. DE LA MUSIQUE. — T. V.
8