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HISTOIRE GÉNÉRALE
celui du guerrier qui répond à la demande d’un conseil faite parHérode.
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M. Félix Clément a publié (1), d’après un évangéliaire du dixièmesiècle écrit par un diacre du monastère de Bilsen, dans le Limbourg,une autre version informe du même drame : l’ordre des scènes y estbouleversé ainsi que celui du dialogue. Au reste, on verra dans lasuite qu’il y a eu d’autres versions de ce drame.
La tradition de l’office de l’Épiphanie, publiée aussi par M. Clé-ment (2), d’après le même manuscrit qui lui a fourni celui de l’a-doration des bergers pour la fête de Noël, est beaucoup moinsdéveloppée que le drame du manuscrit de Munich, plus simple,plus facile pour l’exécution et plus convenable pour l’Église. En voicil’exposé :
Après Tierce, dit le manuscrit (les mages représentés par) troisclercs élevés en grade, revêtus de chappes et la tête ornée de cou-ronnes, venaient par des côtés différents, accompagnés de leurs ser-viteurs habillés de tuniques et de manteaux, se réunir devant l’autel.
Le premier (mage), se tenant d’abord derrière l’autel, comme s’ilarrivait de l’Orient, montrait de son bâton une étoile et chantait : L’é-toile brille d’un grand éclat (3). Le second, arrivant par le côté droit,répondait : Elle annonce que le roi des rois est né (i), le troisième,venant par la gauche, chantait à son tour : Cet événement avait étéprédit par les prophètes (5). Réunis par le même sentiment, les magess’embrassaient et chantaient ensemble : allons donc et cherchons ceDieu et offrons-lui pour présents de l’or , de l'encens et de la myrrhe (6).
(1) Histoire générale de la musique religieuse, p. 13 5.
(2) Idem , p. 105.
(3) In die Epiphaniæ } Tertia cantata, très clerici majori sede cappis et coi'onis ornati, extribus partibus cum suis famulis tunicis et amictibus indutis, ante altare conveniant; primusstans rétro altare , quasi ab Oriente ventens, stellam baculo ostendat et dicat simplici xocc :Stella fulgore nimio rutilât.
(4) Secundus a parte dextera veniens : Quæ regum Regem natum demonstrat.
(5) Ternus a sinistra parte vernens, dicat : Quen\ venturum olim prophétie signaverant*
(6) Tune regressi , ante altare aggregati, osculentur simul dicentes ’versum :
Eamus ergo et inquiramus Eum offerentesEi munera aurum, thus et myrrarn.