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Tome cinquième.
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HISTOIRE GÉNÉRALE

autant le jour de saint Étienne en l’honneur de saint Jean l’Évan-géliste, les enfants de chœur ou petits clercs le jour de saint Jeanl’Évangéliste en l’honneur des Innocents, et les sous-diacres le jourde la Circoncision ; enfin, que ce jour-là était appelé la Fête des fousou des sous-diacres (1).

Suivant les actes du concile de Worcester, tenu en 1240, il n’y eutpas en Angleterre moins d’indécence qu’en France dans les fêtes duhas clergé ; on y lit : Quod etiam idem slaluil de choreis et cantilenis,sæcularibus ludis, et aliis lurpibus et fatuis declinandis, in vigiliis, quæ

fiunt . voluerint abslinere (2). En Allemagne, on n’aperçoit de

fêtes du même genre que dans la Souabe et dans la Franconie; onn’y voit même des désordres dans l’Église que par les enfants dechœur à l’occasion de la fête des Innocents (3).

Une autre fête ecclésiastique et populaire, appelée la Fêle de Vàne,fut en usage dans plusieurs églises de France, notamment à Beauvais,Laon et Noyon. Quoique moins révoltante que la Fêle des fous , aupoint de vue moral et religieux, et même, bien que son but primitiffût simplement la représentation de l’épisode touchant de la fuite enÉgypte, les formes données à l’office n’en étaient pas moins révol-tantes et ridicules. Du Gange est le premier savant qui ait parlé decette fête (4), d’après un rituel de Beauvais , manuscrit du douzièmesiècle qu’il avait sous les yeux. Voici ce qu’il en dit : « Cette fête, des« plus ridicules, était célébrée à Beauvais, le 14 janvier. On choi-« sissait une fille jeune et belle, pour représenter la vierge Marie,« et l’on mettait entre ses bras une poupée figurant l’enfant Jésus,« puis on l’asseyait sur un àne élégamment paré. Son cortège était« composé des chantres du chœur et du peuple : il se rendait, en« procession, de la cathédrale à l’église Saint-Étienne, où la jeune« fille était introduite, sur son âne, dans le chœur et placée près« de l’autel, du côté de l’Évangile; ensuite commençait la messe so-h lennelle ». Or, voici ce qui ne serait pas croyable, si le caractèred’un homme si grave, si respectable et si savant que du Cange n’enétait la garantie : Cintrait, le Kyrie, le Gloria, le Credo, etc., étaient

(1) Lib. VII, c. 41.

(2) Conc.edit, Labb., t. XI, part.I,p. 589.

(3) Schmeller, Bayer. WiSrterb. I, 300, 580. II, 310. — E. Maier, Sagen aus Schwaben,p. 467.— K. Weinhold, Weihnacht-spiele und Idcdcr , ]>. 50, 51.

(4) Glossarium mediæet infîniæ latlnitatis , voce Festum.