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Tome cinquième.
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DE LA MUSIQUE.

ginairement de rapport et ne se célébraient pas le même jour : l’uneappartenait au 1 er janvier; l’autre, solennisant l’anniversaire de lafuite en Égypte, était fixée au 14 du même mois. Ce qui sembla leurdonner le même objet dans la suite, c’est que, comme l’a fait voirle P. Théophile Raynaud (1), la prose de l’Ane fut introduite dansla fêle des Fous, qui se faisait aussi le 1 er janvier, et qu’on lui don-nait souvent le nom de prosa Fatuorum (prose des Fous). Or Pierrede Corbeil, s’étant proposé de réformer la tradition insensée de cettefête, n’en conserva que ce qui était à la fois le moins opposé au sen-timent religieux et le plus populaire. La prose de l’Ane, qu’il faisaitchanter hors de l’église, fut du nombre des choses conservées parlui, mais il en êta la partie qui était en langue vulgaire, à l’exceptionde l’exclamation : liez , sire âne, liez! qu’il arrangea sur une formuleparticulière. Il y fit aussi une modification de la mélodie, et le chantprit la forme qu’on voit ici :

O • ri - en-tis par-ti - bus, Adven - ta-vit A-si - nus, pulcher et for-tis-si -

mus,Sar-ci - nis ap-tis-si - mus liez! sire A-ne, liez!

Pierre de Corbeil supprima aussi la seconde et la quatrième stro-phes de l’ancienne prose, pour l’ajuster à l’objet de son office.L’office composé par lui commence par une sorte de préambulesuivi des premières Vêpres et Compiles, des Matines, des Laudes etdes Heures : les antiennes des psaumes et du Magnificat, les réponset les versets sont conformes au rit romain ; les autres pièces, hym-nes , séquences, Conduclus, Benedicamus, Oraison dominicale et Sym-bole paraphrasés, sont de l’archevêque de Sens ou empruntés à d’au-tres offices. On y trouve des choses d’un bon sentiment, mais il y aexcès de développements dans les paraphrases et plusieurs passagessont entachés d’inconvenance et de mauvais goût, comme le Con-duclus ad ludarium et le Conduclus ad poculum. 11 est hors de doute

(l) Theophili Raynaldi , soc'ietatis Jesu theoiogi , Heteroclita spiritualia et anomalia pie -tatis (Lngduni, 1665), sect. Il, punct. 8, p. 209.