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DE LA MUSIQUE.
trument, le manche et la volute. La caisse sonore étant faite encreusant cette pièce, on y collait la table d’harmonie qui se prolon-geait aussi sur le manche, lequel n’avait pas d’autre touche. L’aspectde l’instrument était celui qu’on voit ici, à l’exception du chevil-
lier qui était ordinairementdroit, et qui est ici renversé(fîg. 11).
Le K lein Geige ohne Bündedes Allemands différait decette forme en ce qu’il avaitdeux tables d’harmonie : lapremière occupait la partieinférieure du corps de l’ins-trument; les ouïes y étaientpercées; un peu au-dessus decelles-ci se plaçait le cheva-let. L’autre table, plus éle-vée , ne formait qu’une seulepièce jusqu’à la volute, la-quelle était percée de troistrous pour les chevilles. Voicila forme de cet instrument(fig. 12):
Les gigues françaises et allemandes avaient le dos voûté, mais nonà côtes, comme l’a cru M. de Coussemaker : celle de notre collectiona le dos arrondi.
Comme la plupart des instruments, d’après le.système qui s’éta-blit à la fin du quatorzième siècle, les gigues furent organisées enquatuor complet et l’on en fabriqua de diverses grandeurs pour ledessus, l’alto, le ténor et la basse. Martin Agricola a donné les quatremodèles de ces instruments : ils sont semblables à celui qu’on vientde voir et n’en diffèrent que par les proportions. L’accord de chacunede ces quatre gigues était réglé de cette manière :
Dessus. Alto. Ténor. Basse.
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La vielle ou viole du moyen âge différait de la gigue en ce que son
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Fig. 12
Fig. 11