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Tome cinquième.
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DE LA MUSIQUE.

claviccmbalum, qui s’y offre, sans aucun doute, dans son étatprimitif. Le clavecin, tel qu’il est représenté dans ce manuscrit,a lemécanisme du clavicorde, lequel consiste en une lame métalliqueplacée verticalement sur l’extrémité de la touche et qui frappe direc-tement la corde. Chaque note n’a ' qu’une corde ; les notes, aunombre de huit, donnent l’échelle ascendante la, si b, ut, ré, mi, fa,sol, si tp On voit qu’il n’y a là que le premier essai d’un instrumentnouveau. D’autre part, Dottée de Toulmon a trouvé, dans un ma-nuscrit du XV e siècle, les règles pour la fabrication d’un clavicordeet d’un clavecin, chacun de trois octaves, ainsi que la descriptiond’un autre instrument à clavier de quatre octaves, appelé dulce meloset dont nous parlerons plus loin (1). Or, si l’on compare de pareilsinstruments, existant au XV e siècle, avec celui du manuscrit de Gand,on pourra reporter l’invention de celui-ci à la fin du treizième siècle.

Le clavicorde, dont le nom usité en France et en Angleterre étaitmanichordion ou manicorde, avait la forme d’une caisse oblongue etrectangle. Aux XV e et XVI e siècles, cette caisse était petite, le claviern’ayant que trois octaves et une note ou 38 touches, en commen-çant par la i=i et ayant l’échelle chromatique jusqu’à si

, ce qui donne une longueur d’environ 70 centimètres pour

toute la caisse, les côtés compris. L’instrument se posait sur une table.Sa table d’harmonie avait environ neuf vingtièmes de la longueur dela caisse ou 31 centimètres. Sur cette table étaient collés plusieurs pe-tits chevalets, à de certaines distances, lesquels divisaient quelques-unes des cordes, de telle sorte que les parties de la même corde conte-nues entre les pointes de trois chevalets produisaient deux intonationsdifférentes. Ce système avait été imaginé parce que l’instrument avaitmoins de cordes que de touches, et que les deux parties résonnantesd’une même corde étaient suffisantes pour deux touches. De là vientque les extrémités des touches, portant les lames verticales de

(1) Dissertation sur les instruments de musique employés au moyen âge , p. 04.

Ce manusciit de la Bibliothèque nationale de Paris, n° 7295 in-fol, contient,entre plusieurstraités d’instruments d’astronomie, un écrit qui a pour titre : De compositione clavicembali , c/a-vicordii, etc. Le même ouvrage traite aussi de Organis. Il y voit le plus ancien exemple connude l 'abrégé du clavier de l’orgue.