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Tome cinquième.
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HISTOIRE GÉNÉRALE

cuivre qui devaient faire vibrer les cordes, étaient tournées endivers sens, pour frapper les cordes aux points qui répondaient àleur degré dans l’échelle. Cette disposition se voit dans la figuresuivante d’un clavicorde du commencement du XVI e siècle, em-pruntée au livre de Martin Agricola sur les anciens instruments del’Allemagne (1).

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Cette disposition irrationnelle n’eut, dans l’origine, d’autre but quede réduire l’instrument au moindre volume possible, pour le rendreportatif. Plus tard on l’étendit à une échelle plus vaste qui atteignaitcinq octaves et l’on simplifia la disposition des chevalets; mais lesystème absurde de la construction du clavier, qui n’avait plus deraison d’être, trouva des partisans jusqu’au commencement du dix-neuvième siècle dans le nord de l’Allemagne.

Ainsi qu’on vient de le voir, le clavicorde fut la première applica-tion de la mécanique à la sonorité des cordes frappées du tympanon.Le manuscrit du quinzième siècle dont a parlé Bottée de Toulmon,sans dire où il se trouve, renferme l’indication d’un instrument mé-canique à cordes frappées, alors connu sous le nom de dulce melos,dont le système de construction parait plus rationnel en ce qu’il yavait autant de cordes que de touches, et dont les sons devaient êtremoins aigres, les cordes étant frappées par des morceaux de boisléger, au lieu de l’être par des lames de métal : toutefois l’instrumentparait avoir laissé beaucoup à désirer, l’écrivain du quinzièmesiècle le disant grossièrement fabriqué. Voici ses paroles : « Notan-te dum pro compositione instrumenti vocati dulce melos, quod ins-

(I) Ouvrage cité, p. 27.