DE LA MUSIQUE.
ÎOS
« trumentum istud, prout pro præsentioccurrit potest tribus modis« componi : 1° modo : vulgariter et grosso modo quemadmodum« fit de quo quantum de præsenti parum euro quia in ipse cum« baculo fit contractum cordarum sonantium ruraliter. 2° modo :« potest componi dictum instrumentum admodum clavicordii, etc. »I)e ce que cet instrument pouvait être aussi construit dans le sys-tème du clavicorde, il résulte évidemment que, dans le premiermode de fabrication, cliaque touclie avait sa corde. Le dulce melos futle même instrument qu’on appelait dulcimer en Angleterre; or onsait que la forme de celui-ci était triangulaire , et qu’on l’a donnéeun peu plus tard à Yêpinette.
Le clavicembalum, ouïe clavecin du quinzième siècle, avait des di-mensions à peu près semblables à celles du clavicorde, mais c’était uninstrument d’espèce différente, les cordes étant pincées au lieu d’êtrefrappées : c’était le psaltérion auquel on avait appliqué le mécanismed’un clavier. Bottée de Toulmon, voulant expliquer la différence duclavecin et du clavicorde , dit : « La différence qu’il y avait entre le« clavicembalum et le clavicorde ou manicordion, c’est que le premier« de ces instruments avait la forme d’un piano à queue de nos jours,« et que, dans l’autre, le clavier était placé sur le milieu de la boite,« comme dans nos pianos carrés. » En écrivant ce passage, Bot-tée de Toulmon prenait les modèles des instruments dans le dix-septième siècle ; mais, au quinzième, les choses n’étaient pas en cetétat. Le clavecin était alors un petit instrument dont la caisse oblon-gue et rectangle n’avait que 70 à 75 centimètres de longueur. Sébas-tien Yirdung nous en donne la figure dans les premières années duseizième siècle ; nous la reproduisons ici :