249
O
DE LA MUSIQUE.
certaines; or, de telles lois ne pouvaient exister pour la musique desonzième, douzième et treizième siècles, par la raison essentielle que cesrègles n’avaient pour objet qu’un art grossier, factice, complètementétranger à l’art véritable dont la base est le sentiment, ainsique nousle démontrerons dans la suite de ce chapitre. Pour commencer cettedémonstration, nous reproduisons ici un spécimen du déchant àdeux voix qui appartient au douzième siècle (1 ) :
A - gnus fi - li Vir - gi - nis, Pri-mi lap - sum
A - gnus fi - li
Vir - gi
sum
ho mi nis, Res - tau - rans per san
XV7
rans
G 1
■O-gj—
a-n-T—
o-
— C \~~—
—?r
1-
. sq-
il •
'—©—*■—
gui -
ILJ
nis
Tu
-
1
H
sanc
ti
pas
eu -
Im
^ •
1
r\
fmM \
1
gui - nis Tu - 1 sanc - ti pas - eu
-3ë--
-JZZ
m-
h:e;
um, Mi
se - re re
bis.
XV ?
Æ:
um, Mi - se
re no
bis.
(1) Ce déchant, tiré d’un manuscrit de Lille par M. de Coussemaker, est traduit par lui dansson Histoire de Vharmonie au moyen âge t p. XXIV.