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Tome cinquième.
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DE LA MUSIQUE.

juger par ce passage d’un motet tiré par M. de Coussemaker d’unbeau manuscrit de Montpellier et traduit par lui (1) :

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73.

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§ II.

LE DÉCHANT A TROIS ET QTATRE VOIX.

L’objet principal que nous avons en vue, dans notre travail sur ledéchant, est le rapport des sons entre eux, parce que cela seul consti-tue ce qu’il peut y avoir d’art dans ce genre de musique à sons si-multanés, surtout à une époque où la création de la mélodie étaitconsidérée comme si peu digne d’intérêt, que le sujet du déchantétait toujours ou un chant de l’église, ou quelque chanson vulgaire,et souvent ces deux choses réunies. Nous ne parlerons des procédés defabrication de cette singulière musique et des formes convention-nelles qu’on y avait introduites, qu’après que nous aurons épuisé cequi nous reste à dire sur le premier sujet.

Aux douzième et treizième siècles, on appelait triplum tout mor-ceau à trois voix; le même nom se donnait aussi à une troisièmepartie ajoutée à deux autres. Ce n’est pas à dire toutefois que troisou quatre parties réunies pour la formation d’un déchant de formequelconque donnassent pour résultat des groupes d’harmonie ou ac-cords complets, consonnants ou dissonants, tels que ceux que nousentendons dans la musique moderne : rien de semblable n’existe aumoyen âge. Les unissons s’y multiplient entre les voix, et souvent

(1) L'Art harmonique aux XIT et XIII • siècles; traduction en notation moderne, u° 26,p. (.7.