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DE LA MUSIQUE. •
dans ses ouvrages, ce n’est qu’au quatorzième siècle que nous trouve-rons des indications précises sur les améliorations qui s’y étaient in-troduites. Nous ne pouvons toutefois laisser inaperçues, dans cetteHistoire, certaines successions harmoniques qui se trouvent dans leLucidaire de l’art du plain-chant, et qui ne sont pas moins extraordi-naires par leur nature que par la place qu’elles occupent.
Le Lucidaire du plain-chant est divisé en seize petits traités dont laplupart sont eux-mêmes subdivisés en un certain nombre de chapi-tres. Après avoir dit, dans le quatrième chapitre du second traité,que tous les auteurs ont divisé le ton majeur en neuf commas, dontle ton mineur ne contient que huit, Marclieto rejette cette division etdit (chapitre V du même traité) que le ton doit être divisé en cinqparties, ni plus, ni moins (1). Quelques théoriciens ont prétenduqu’il est indifférent de diviser le ton en cinq parties, en sept ou enneuf, pourvu qu’on admette la différence du ton majeur et du mi-neur; cependant cette différence étant précisément dans la propor-tion de 8:9, il est évident que ce n’est que par la division du ton ma-jeur en neuf commas qu’elle peut être représentée. Arrivant àl’application de son principe dans le sixième chapitre, Marcheto yétablit que le diésis est la cinquième partie du ton, et il ajoute : Si l'ondivise le ton en deux parties pour colorer quelque consonnance, parexemple, la tierce, la sixte ou la dixième, tendante vers une autre con-sonnance, la première partie du ton ainsi divisé, si elle est ascendante,est la plus grande et s'appelle curoma : la partie qui reste se nommediésis (2). Voulant donner à l’appui de cette singulière théorie ladémonstration pratique de ces tendances, il en présente ces'exem-ples :
(1) Sciendum est quod touus habet quinque partes, et non plures neque pauciores.
(2) Diésis quinta pars est toni, puta cum aliquis tonus bipartitur proptcr aliquam consonan-tiam colorandam subter tertiam, sextam sive decimam, tendendo ad aliquam consonantiani ;quia pars toni sic divisi, si per aseensum fit, major est, et vccatur chroma ; pars vero quærestât diésis dicitur. Jp. Gerb., t. III, p. "3.