DE LA MUSIQUE.
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par lesquelles ces modes se constituent, Jean de Mûris dit : « 11 y a« cinq parties de prolalion, à savoir, la maxime, la longue, la brève, la
« semi-brève et la minime, comme on le voit ici (1) : ==, Cj, 3,0,^.»Ces figures de notes sont celles de notre manuscrit et de ceux desbibliothèques de Paris, de Florence, d’Oxford et du Muséum britan-nique. Philippe de Vitry, Jean de Mûris et plusieurs autres écrivainsanciens appellent noies vides (notæ vacuæ) ces figures que, dans lestemps modernes, on a nommées notation blanche. Cependant il estdes manuscrits du Manuel de Jean de Mûris où les notes sont encorecelles de l’ancienne notation noire, bien que la double longue decelle-ci n’ait pas la valeur de la maxime. Il est bon de constater qu’àl’époque où vécurent Philippe de Vitry et Jean de Mûris, ces nouvellesfigures existaient déjà ; mais il faut remarquer en même temps que,pendant la plus grande partie du quatorzième siècle, la notationnoire fut dominante. Ce ne fut que dans la seconde moitié de cemême siècle, que de célèbres musiciens anglais et belges firent unusage habituel de la notation blanche, ainsi qu’on le verra plus loin.On a cru longtemps que cette invention appartenait à Jean deMûris; mais elle est plus ancienne, lui-mème n’en parlant que commed’une chose connue et en usage.
Les anciennes règles concernant les ligatures ne changèrent pasdans le nouvel art du quatorzième siècle; elles y conservèrent toutesleurs significations et leurs valeurs de temps.
Au nombre des nouveautés qui résultèrent delà réforme des modes,sont les diverses attributions du point employé dans la notation. Jeande Mûris n’admet que deux sortes de points, à savoir, le point deperfection et le point de division. Philippe de Vitry en comptequatre espèces, lesquelles sont : le point de perfection, le pointde division, le point d’augmentation et celui de démonstration. Cedernier, dont l’usage devait être seulement de faire voir qu’uneminime, séparée de deux autres par une semi-brève, devait êtrecomptée avec ces deux dernières dans la valeur des temps, fut con-sidéré, dans la suite, comme inutile et supprimé : les trois premierspoints furent donc seuls conservés. Nous n’expliquerons pas ici l’u-
(1) Quinque sunt partes prolationis, videlieet maxima, longa, brevis, semibrevis et rninima,ut hic appacct, etc. Libellus cantus mensur, t tractatus I us , cap. 1.