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Tome premier.
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ART I29

ne mêle pas machinalement les fîennes à celles qu’ildeffine & qu’il peint.

Sa complexion doit être aflez forte pour foute-jiir une vie contemplative & fédentairement labo-rieiife.

Pour peu qu’on s'arrête à cette obfervation , on elitenté fans doute de dire : » Nature , à quoi donc nous» as-tu véritablement déftinés, puifque notre organifi-» tion exige, pour conferver la force & fa beauté, que» des occupations corporelles s’entremêlent fans excès» & fans effort avec le repos & les délaffemens , dont un» penchant & un beloin univerfels nous font la loi, &» que cependant il faut, pour parvenir aux perfections» de l’elprit, auxquelles tu nous appelles par de Ci vifs» delîrs , fe conficrer à des études & à dés méditations» qui trop lôuvent épuilent notre ame , défigurent notre» conformation, altèrent nos organes & terminent nos» jours au fein des douleurs ? «

Mais gardons-nous, pour l’intérêt des fociétés & desArts, de nous fixer à cette réflexion décourageante.Hâtons-nous plutôt de joindre à la jufleffe, à la fou-pleffe des organes, à la conformation heureufe , à labonne complexion , dont nous avons déjà enrichi notreArtijle, les dons fpirituels que nous croyons les plus fa-vorables à les fuccès & à fon bonheur.

Si nous avons mis à la tête des qualités phyliques lajufteffe & la prompte flexibilité des yeux & de la main ,il eft conféquent de placer au premier rang des qualitéintellectuelles , la droiture de l’efprit & fi vivacité.Joignons-y une mémoire fidèle & docile.

La mémoire le fortifie & s’augmente par l’habitudequ’on Ce fait de rappeller fouvent les idées qu’on a reçues ;

Tome I, I

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