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que les foins auxquels ceux à qui ils appartiennent s'en-gagent par vanité même avec le Public , qui , venantjuger lui-même de ces foins , fait l’éloge des poffefleursles plus attentifs à les remplir.
Les cabinets de tableaux, tels que je les fuppofe,ceux dans lelquels on n’admet point d’ouvrages incer-tains , altérés , déguifés, & que les poffefleurs ouvrentnon-feulement aux Artifles, mais à tous ceux qui veulentréellement s’inflruire , fans acception d’état, les col-leâions enfin , où l’on affemble & l’on rapproche avecune forte de méthode les beaux ouvrages , deviennentdonc, pour les Arts & pour la nation, des écoles , danslelquelles les Amateurs peuvent prendre des. notions, lesArtifles faire des obfervations utiles , & le Public rece-voir quelques premières idées juftes. Les poffefleurs descabinets formés fur ces principes, ont certainement droità la reconnoiffance publique & à l’intérêt particulier detous ceux qui s’occupent des talens. C’efl auffi , lorfque les collections font telles que je les fuppole , qu’ellesfùbfîflent & paffent de génération en génération , tandisque les colleétions nombreules & imparfaites deviennenten peu de tems à charge même à ceux qui les font, foitpar le prix qu’ils font infenflblement obligés d’y mettre& les tromperies qu’ils éprouvent , foit par l’embarrasque le nombre feul leur donne. Auffi les poffefleurs ,privés de l’efpérance que leurs héritiers puiffent fe char-ger d’un mobilier confidérable , dont la valeur eft dou-teufe , s’en dégoûtent & s’en défont fouvent, commeon fe débarraffe d’une fociété mêlée qui s’eft augmen-tée au point de devenir inffipportable , même à celu 1qui l’a raffemblée. Que les vrais Amateurs, ceux quiyeulent s’inflruire en jouiiïant, & donner lieu aux autres