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'fait Jamais que vaguement ce qu’on penfe , ce qu’on dit,ce qu’on veut faire & même ce qu’on fait.
On pourroit parler encore ici du caractère des fujetsquon traite, du caractère du coloris , de celui du ftyle ;mais il eft aifé d’appercevoir que ces emplois du terme-dont il eft queftion dans cet article , s’éloignent du fensrfous lequel je l’ai envilagé , relativement à l’Art, & l’on.peut penfer qu’ils trouveront leur place à l’occafion .dé.termes qui leur conviendront plus diredement-.
CARESSÉ. Un ouvrage careffé , lignifie un ouvragé;remarquable par un beau fini.
Ici, l’expreffion figurée a un rapport particulier aveOle fens propre ; car pour parvenir à ce précieux, à cefini qu’on exprime par le mot careffé ; il faut qu’en.effet, le Peintre paffe & repaffe fouvent , avec légè-«.reté, avec délicatelfe, avec une lorte de plaifîr & déVolupté même, fi l’on peut s’exprimer ainfi , la béolfe oule pinceau fur les teintes qu’il doit fondre les unes dansles autres , fans les ofFenfer , fans les altérer, & avecla circonfpedion, avec quelque choie des fènfations, &de l’adion même de quelqu’un qui careffé un objetaimé.
Carefftr fon ouvfage 4 a , par extenfion de lignificationBt de figure, un fens relatif à l’amour-propre; car ildonne à entendre une affeâion trop grande pour l’ou*vrage, auquel on fe complaît. S’il faut m’en tenir aufens le moins détourné , je dirai qu’un ouvrage de Pein-ture , lorfqu’il eft careffé, peut avoir un grand mérite jrelativement au faire-. Il peut avoir auffi des défauts, quiîiaiffent du trop grand defir de terminer*
• j^es défauts font la froideur & la moüeffe*
Vii