C A K 511?
quelques - UfteS ie ces exagérations que des Auteurs oùdes Artiiles, conduits par l’imagination, ont trouvé &fait appercevoir des reffemblances vilîbles & frappantesentre divers animaux & certaines phyiîonomies.
Ariftote dit que les Arts, dans leurs imitations, font les.hommes, ou tels qu’ils font, ou meilleurs qu’ils ne font sou enfin plus mauvais.
Le Peintre ou le Deffinateur de caricatures les faitplus mauvais ; mais il peut, comme dans la Comédie %avoir un but moral, & alors il ne dit pas : Voilà commeVous êtes ; mais , voilà comme vous affeâez: d'être*Telles font les caricatures du célèbre Hogart, qui ertexagérant les caraétères , let ulages & les mœurs de fes,compatriotes , eut, fans doute, intèntion de les. cor-»riger.
La caricature ell alors un miroir qui groflït les traits ^& rend les formes plus lenfîbles. Mats , puilque j’a?comparé ce genre de caricatures à la Comédie , quicharge les défauts & les ridicules , pour qu’on les évite ;.je dois dire auffi que cette reffetnblance, ni l’exempled’Ariflophane ne juftifient pas au moins parmi nous lescaricatures perfonaelles & faites dans une intention par-»îiculiérement latyrique. Les fiècles qui, à force d’êtr®cultivés, parviennent enfin à une forte de dégoût & d’en-inui des occupations , & même des. plaifirs , s’accrochentfi l’on peut parler ainfi , pour rémédier à ce mal, aux:exagérations de tout genre, fulfent-elles même-blâmableS*C’ell par cette raifon qu’ils fe rendent plus indulgentpour la fatyre perfonnelle, pour la Comédie qui défign®les individus, pour l’épigramme , pour les exagérations,des fentimens, les accumulations d’événemens , & ils le,féroie.nt pour la caricature gittorefque la plus mal intesf