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figuré , âVec une accumulation quelconque ; & !a cîisfgàpittorelque ou caricature en elt une en effet de ridicules s ‘ious lefquels on fait plier les formes , les proportions ,■les traits, qu’on veut foumettre à la dérifîon,
La caricature efl donc dans la Peinture, ce quel’imitation burlelque , ironique & même 1 fatyrique , eÜ*dans la Poëfie. Si l’on veut démêler quelques-unes des!caufes qui excitent les hommes à fe complaire dans lehurlefque & dans les caricatures , il faut obfèrver que leferieux & le gai, la pédanterie & l’ironie burlefques fontdes formés générales de l’efprit, qui ont été adoptées■St employées par les hommes de tous les temps & dstous les pays. Ces formes , fi l’on y réfléchit, font fi utkles dans les fociétés humaines, qu’on peut , les croireîndifpenfàbles, quoiqu’elles paroilïent fouvent peu impor-tfamés & qu’elles foient quelquefois nuifiblés.
Le férieux, porté jufqu’à la pédanterie, foutient l’or-dre & les formes néeeflatres aux hommes rafïêmblés »mais elle ne manque guère de palier la mefure qui larend utile» Alors la gaieté , portée de fgn côté jufqu’àl'ironie en fait juftice, & celle-ci à fon tour eli répri-mée par l’ordre & les formes redifiées , & devenues àcette occafîon plus raifonnables.
Les caricatures empruntent donc de la gaieté de l’ePprit le droit de prélènter fenfiblement par les moyensque donne la Peinture, les ridicules , & de rendre fur-tout rifibles,, l’excès de la gravité , les affedations dan ilé maintien, dans les traits , les fingularités des ajufte-mens, & ce que les adions peuvent offrir de contrait©£Ux convenances & aux bienféances.
Les caricatures développent, en exagérant les formes ,les caradères différens des phyfionemies, & c’elî d’après