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fexpreffion , dît Gérard Laireffe , elle diminue au con-■sraire l’effet d’un ouvrage. Il faut éviter auffi, mêmedans les compojitiohs d’un petit nombre de figures ,de laiffer de trop grands efpaces vuides, & de pré-fenter en quelque forte une toile nue. Mais ce n’eftpas par des acceffoires inutiles que l’efpace doit êtreen quelque forte rempli ; c’eft par le fujet même. Onconnoît des tableaux , juftement eftimés à plufieurségards , où l’Archite&ure l’emporte trop fur l’objetprincipal. On pourroit dire que ce font des Tableauxd’Architeélure ornés de figures, ou du moins les deuxgenres y font tellement partagés , qu’on ne fait auqueldes deux on doit les rapporter.
Tous les Amateurs connoiflent les règles trivialesde la composition ; elles font à leur portée: il ne fautqu’en avoir entendu parler une fois pour les retenir.Mais ce rfelb qu’une longue étude & une pratique rai-fonnée qui apprennent les grands principes du Delïln.& les autres parties capitales de l’Art. C’eft donc fur lacompojition qu’ils fe rejettent le plus volontiers pourfaire briller leurs connoiflances aux yeux de ceux quifont plus ignorans ou plus modeftes qu’eux. Ils élèven tleur voix magiftrales contre les compositions modernesqui ne pyramident pas bien, qui grouppent mal , quiont des trous , &c. Mais ils fe taifent fi le tableau eftdu Dominiquin, du Pouflin, de le Sueur : une cons-cience fecrette leur dit qu’ils pourroient bien avoirtort contre ces grands Maîtres , & qu’une imitationvraie de la Nature peut bien valoir les règles de L’École.
Il eft très-vrai que ces règles font juftes ; ellesfont fondées fur l’obfervation du bon effet que pro-duifent les ouyrages qui les or\t fait naître : mais fiTome I. fie