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Tome premier.
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une foule, en nemontrant qu’un petit nombre de figures.

Si l’on en repréfente un grand nombre , il fautdu moins qu’un feulgrouppe domine , attire, retiennelefpedateur, & le rappelle encore quand il veut lequitter pour des objets fubordonnés.

Il eft des fujets qui ne fe prêtent pas à. ce prin-cipe , & qui exigent un grand nombre de figures fans,permettre de les groupper : ces fujets font vicieux , & nedoivent jamais être du choix de l’artifte..

Ce n’eft qu’aux grands coloriftes qu’il peut êtrepermis de multiplier les objets dans leurs compofi-.tions : ils ont toujours des reffources pour les empêcherd’être confus. Rubens en a donné des preuves ; maisles artiftes plus attachés à la beauté & à l’expteflionqu’au preftige de la couleur & à- cette fougue de com»pofition qui ne peut s’accorder avec leur fageffe, doiventfe contenter de commander à notre admiration par unpetit nombre de figures.

On trouve dans Pline un paffage qui femble embar-raffant : Appelle, dit-il, cédoit à Amphion pour la,difpofition , & à Afclépiodore pour les mefures, c’eft-à-dire, pour la diftance qui doit fe trouver entre chaqueobjet : Cedehat Amphicni de difpojîtione , Afclepiodora,menfuris, hoc ejl quanto quid à qua dijlare débet .L. 35 , cap. 10, feét. 10.

Ce paffage n’efl: difficile que parce que nous-voulonsl’expliquer par les principes de compofition des mo-dernes. Quelle eft en effet cette diftance qui doit fetrouver entre chaque objet lorfqu’on nous recommandede groupper tous les objets, de lier tous les grouppesentr’eux , d’éviter ce qu’on appelle des trous dans ldlangage de l’école ? Mais fi, comme nous efpërons la-

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