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prouver ailleurs , on peut juger de la compofition destableaux des anciens par celle de leurs bas-relïefs rles peintres grecs ne cherchoient pas moins à déta-cher que nous cherchons à lier, à groupper. Bien plusattachés à la pureté du trait, au choix exquis desformes qu’à la grande machine dé la compofition qu’ilsne connoiffoient même pas , & à l’expreffion qu’aupreffige de la couleur , ils recherchoient curieufémenttous les moyens que l’art-pouvoit leur fournir de déve-lopper & de détailler chaque figure. Ils n’auroient pasconfient! comme nous à perdra» des parties confidérablesd’une figure en les cachant derrière celle qui l’avoi-fine. Soigneux de tout étudier, ils ne vouloient fo-crifier aucune partie de leurs études. Nous devonsdonc entendre par le paffage de Pline qu’Afclépio-dare l’emportoit fur Apelle par la jufte diftance qu’ilménageoit entre chaque figure , diftance peut-être va-riée avec un art, une intelligence à laquelle il étoitdifficile d’atteindre. Dans un grand nombre,de bas-reliefs antiques les figures font fort éloignées les unesdes autres , & l’on ne peut gueres foupçonner que lesauteurs de ces bas-reliefs aient employé aucun artà ménager entr’elles une diftance capable de plaire.Dans la noce Aldobrandine,, elles l'ont plus rapprochées,plus agréablement difpofées. Je croirois que l’auteur de( ce tableau a mieux connu que ceux des bas-reliefs, engénéral , l’art des di.ftances dont parle Pline , mais,qu’il n’a pas été cependant l’égal d’Afclépiodore dans,cette partie.
Tout éloignée qu’eft cette pratique de celle des mo-dernes, & de leurs principes de compofition, on peutpréfumer que Raphaël, le Dominiquin, le Foufiin fe