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du cara&ère qui les diftingue : dans Vécole Rôm&îhê il’excellente éducation de les premiers artiftes, & leïChefs-d'œuvre de l’art antique trouvés dans les ruinesde l’ancienne Rome -, dans Xécole Vénitienne , la magni-*ficence que répandoità Venifele commerce de l’Orient,la fréquence des fêtes & des mafcaradës, l’obîigarioii\où fefont trouvés fort fouvent les artiftëS, dépeindredes perforines qui étoient vêtues des plus brillantesétoffés ; dans l 'école Hollahdoifi la vie ordinaire defes artiftes, qui fréquentoient fur-tout les tavernes & lesVtfteliers des artifahs grofliers, qui vbyoient fur-toutdes figures baffes & grotèfqües, & qui étoient foulenttémoins des effets que produit une lumière étroite, na-turelle ou artificielle dans des lieux fermés. La beautédoit entrer dans le caradère <jf. l’école Angloife , parcequ’elle eft affez commune en Angleterre pot f frapperfans ceffe la vue des artiftes. Si cette beauté n’eft pasprëcifémènt celle de l’antique j elle ne lui eft peut êttëpas inférieure. L’ école Anglcije fe diftinguera par làvérité de l’èxpreflion , parce que la liberté nationalelaiffe aux paftions tout le jeu dé la nature. Elle con-fervera la ftmplicitfij & ne fe gâtërà pas par une af-fectation théâtrale, par les mignardifes des fauffésgrâces, parce qué les mœursàngloifes cofiférvenr elles-mêmes de la fimplicité.
Regardez le portrait d’une Françoife peinte par unFrançois ; vousy trouverez le plus fofivènt, poür touteexpreflion , un fourîs commandé, que les yeux & léfront ne partagen't pas , & qui fie vous indique auëunëaft’edion de l’ame. Regardez le portrait d’une Angloifepeinte par un Anglois; vous y trouverez le plus fou-vent une expreffion naïve qui vous fera connoître h*